Manue et le yeti

Le poete chinois

14:03, 22/01/2013 .. Publié dans Pensées du jour .. 0 commentaires .. Lien

"On n'en finit pas de se cramponner à ce qui nous est cher et l'on croit que c'est de la fidélité, alors que c'est simplement de la paresse." Hermann Hesse dans Le poète chinois.

animaux

Un matin, un réveil. Dehors, le ciel est gris de lait, encadre par les fenêtres, comme une peinture faisant partie des murs blancs. Si je me lève et regarde par la fenêtre, au loin, des tours forment l'horizon en petits carrés bien arrangés. Un stade donne la seule touche de couleur avec un vert parfaitement uniforme. Tout est calme, bien ordonné, donnant une impression individuelle de petitesse et de rien du tout.

Nous sommes en décembre. C'est un hiver à Paris, gris et uniforme. Avec mon café du matin, je finis une histoire d'Hermann Hesse dans un recueil nomme "le poète chinois". Chaque phrase me remplit de bonheur, de chaleur, de cette impression de ne pas être seule dans ma solitude. Parfois, tournant les pages je me dis même que moi aussi, je voudrais étaler mon esprit sur une page, pour pouvoir le partager avec d'autres, et avec un peu de chance donner autant de plaisir que ces lignes me procurent a moi-même. Un jour peut être, je prendrais le temps d'écrire, de partager. Un jour peut être. Ce ne sont ni les pensées qui me manquent, ni le désir d'écrire, ni même une incapacité à partager qui me retient de prendre le temps d'allonger ces lignes. Non, c'est le temps lui-même qui me retient. Tellement de choses à voir, à vivre, à sentir. Tellement de coins perdus du monde à découvrir, de cocotier sous lesquels regarder les nuages passer dans le ciel bleu. Tellement de moussons à vivre, écoutant les gouttes unes à unes, regardant les reflets de la vie dans des flaques d'eau boueuses.
En fait, c'est la vie elle-même qui me retient d'écrire, cette vie à qui j'aime offrir le temps de vivre, lentement, surement, au grès des saisons et des périodes de la vie. Il y a tous ces chemins à marcher, tous ces visages à découvrir, tous ces amours à vivre. Et puis il y a les livres.

Manue photo

Tellement de livres et de beauté déjà étalée sur des pages blanches devenues sublimes grace à quelques griffonnages de quelques lignes écrient par des mains tentant d'exprimer ce trop-plein de vie ressentie par les coeurs sensibles. Chaque livre comme un nouveau trésor, je lis, marchant a travers les univers intérieurs d'un passe-present-futur offert par des écrivains ayant pris le temps de transcrire leurs mondes. Il y a tellement de beaux livres et de lignes à suivrent, que parfois je me dis que j'aurais voulu juste être une lectrice. J'aurais voulu juste lire, et donner le respect à ces artistes qui ont pris le temps de nous offrir de si beaux tableaux. Je me dis que la terre pourrait arrêter de produire des livres demain, et il y aurait suffisamment à lire pour plusieurs générations à venir. Les textes du monde étant maintenant innombrables, des vieilles religions aux philosophes modernes, aux sciences-fictions les plus folles, à des manuels de réparation et de ceci et cela, aux journaux intimes et autres magazines, tout est déjà sur papier.


"J'aimerais m'assoir sous un arbre et juste vivre tranquille à ses cotés" je disait il y a de cela des années à un ami qui me répondie: "assis toi sous l'arbre, aprés un moment tu voudras lui écrire un poeme."

Peut-être mon ami avait-il raison. Et peut-être qu'un jour je prendrais réellement la plume pour écrire un poème à ces arbres que j'ai aimée et qui m'ont aimé en retour.
En attendant, je continue de regarder les jours passer, de les vivre un à un, chaque jour un nouveau délice à savourer où à endurer, selon l'humeur du jour. Entre tristesse mélancolique et joies enivrantes, je navigue, sans but précis ni destination claire. Je suis ou je me trouve, sans regret ni espoir. Je suis mon chemin, et cela me suffit amplement.

Panam night


Aujourd'hui je me réveille dans cette tour au-dessus de Paris. Les cocotiers et le ciel bleu semblé être un lointain souvenir remplacent par la Tour Eiffel, et d'autres tours faites de petites carres parfaitement découpes. Comme si je passais d'un rêve a un autre, les jours eux, aussi insouciants qu'un enfant, continuent de defiler, d'un coucher de soleil a un nouveau matin. Une autre tasse de café pour la route, je me prépare pour un autre jour, le même qu'hier, le même que demain, juste différents. Dehors, le métro passe dans son brouhaha métallique, Paris Paris que tu me sembles gris quand ton ciel n'est pas bleu....


Publié à 14:03, le 22/01/2013 dans Pensées du jour, Paris
Mots clefs : spiritualite

Panam

14:06, 20/01/2013 .. Publié dans France .. 0 commentaires .. Lien

"Le vrai voyageur ne doit avoir aucun objectif. " (Gao Xingjian)

baguettes

Et oui. Me voici de retour a Panam. Pour combien de temps? Au moins jusqu'en Mai, apres on verra. Du cote nepalais, j'ai amenee avec moi mon ami-mari. Alors, a 2, je re-decouvre Paris a travers ses yeux qui decouvrent pour la premiere fois la ville des lumieres. Pour le moment, je dois avouer que la lumiere manque un peu, ce qui est bien normale, c'est 'hiver. Alors, il faut se faire a cette grisaille parisienne. J'adopte l'attitude nepalaise face a ce que l'on ne peut pas changer: "kie garne", en effet, que faire, sinon profiter des jours qui passent...

panam

Et puis, c'est pas comme si il n'y a pas assez a faire sur Paris. On visite, on fait les touristes, on marchent, on prends le metro, on fait des musees, on mange du fromage et on boit du cafe regardant Paris passer.
"Tout est systematique" me dit Bikas. Oui, ici, tout marche comme sur des roulettes, du moment qu'on peut se le payer. Tout fonctionne a 100%, le metro et le train suivent les bras d'une montre, tout est regle comme une machine parfaite. Tout est carre, fige dans l' hiver. Y'a meme eue un peu de neige ce week end, et c'est bien jolie un peu de neige.

silence

"C'est gris. Tout est monotone." me dit Bikas decrivant ses premiers jours dans la ville des lumieres. Ca c'est sur que c'est gris et monotone. Nous sommes loin des saris multicouleurs et de la jungle verdoyante. Et oui, tout est gris, c'est Paris, une ville dans ce monde, une ville moderne. Et faudra que je m'y fasse a cette grisaille, en tout cas, le temps d'etre ici. Et peut etre bien, que je me dirais que c'est bien la derniere fois que j'y passe autant de temps dans une ville aux tours carrees. Deja la jungle me manque, le vert et les couleurs, les bus qui grincent et secouent toute notre ame, les trucs qui marchent a moitier, oui, tout cela me manque...

Pour le moment, Panam ce sera, une meditation sur la vie dite moderne, ses pours et ses contres, juste assez pour me remettre les pieds sur la route du voyage, parce qu'apres tout, c'est en route que je me sens le mieux, ou juste loin, loin de moi, pour en etre le plus proche possible!


Publié à 14:06, le 20/01/2013 dans France, Paris
Mots clefs : visite

Voyage

20:12, 13/11/2012 .. Publié dans Pensées du jour .. 0 commentaires .. Lien

"Le pays qui est en fait "nulle part" est votre vraie maison." Alexandra David Neel.

dragon wheel

Le voyage. Qu'est ce que le voyage? Je pourrais commencer par citer un voyageur francais qui a marque notre temps, le grand Claude Levi-Strauss, quand il ecrit pour ouverture de son livre Tristes tropiques par la terrible phrase :"Je hais les voyages et les explorateurs."
Pourtant, je ne hais pas les voyages, ni les explorateurs. D'ailleurs, je ne me considere meme pas comme une voyageuse, puisque c'est des annees durant que j'ai vecue dans differents pays. Le voyage en lui meme, de bouger d'un endroit a l'autre, non, je dois avouer que je ne suis pas fan. J'aime rester quelque part, j'aime y travailler, y rencontrer des gens, j'aime y vivre.

"L'aventure, cette revanche sur la vie." Vincent Greby.
Le voyage, c'est bien l'aventure, on ne peux jamais prevoir a quel point il va nous changer. Si certains recherchent juste a confirmer des pensees deja preconcues, d'autres plus courageux, osent se remettre en question. Le vrai voyage, est bien loin de la carte postale, des temples a n'en plus finir, ou des repas dans des grands hotels. Le vrai voyage fait peur, il est terrifiant, le vrai voyage nous amene au bord de nos limites, physiques et psychologiques. Le vrai voyage nous ramene a nous meme, il epure, il nettoie le superflue, ne laissant derriere lui qu'une carcasse a reconstruire de toute part.
Picasso disait que pour regarder de l'art, il est nescessaire de laisser ses baggages derriere soi. Le voyage est un art, l'art de s'ouvrir au monde et a d'autres facons de penser. Le voyage nous fait comprendre que tout ce que nous sommes ne sont qu'idees recuent, et que la reelle decouverte reside dans le fait de pouvoir mettre ces idees a dure epreuves, pour enfin pouvoir se creer.

green hill

Aventureuse que je suis, j'ai mises mes idees a dure epreuves. Des Etats Unis au Mexique, au Danemark a l'Asie, j'ai absorbee des cultures.  Pour une bonne absortion, comme pour un bon repas, il faut digerer. Alors, j'ecris, c'est ma forme de digestion. Presque 40 ans plus tard, j'ai besoin de partager ce gros repas. "L'art est l'organisation du chaos apparent de la vie" disait un artiste dont j'oublie le nom. Alors, depuis gamine, j'ecris, je noircie des pages, je griffonne.

Durant nos voyages, un jour vient, ou certaines responsabilites nous rapelle a la "maison". Ce terme "maison" est lui meme une grande question. Car la "maison" devient bien autre chose, apres l'avoir quitee de si nombreuses fois, ou l'avoir portee sur son dos a travers des territoires inconnus. La "maison" devient le coeur, la maison devient un repas entre amis, la maison devient soi meme, on apprends a vivre avec soi, partout, et nulle part. On apprends que la "maison", home sweet home, est proche du Om des Hindus et Bouddhistes. Ce Om, le son de l'univers, mantra psalmodie a longueur de journee par certains, tournant leur moulins a prieres. Ce Om, dont on ne peut se defaire, meme au fin fonds du monde. Car ce Om, c'est nous memes, ou plutot notre relation avec nous memes face au monde qui nous entoure.
Une partie de mon Om, c'est la famille. Ma famille m'appelant, je rentre. Francaise en France, je reviens, en tout cas pour un temps indetermine.

Le voyage, si il peut etre tres physique, est aussi un endroit psychologique. A travers le voyage, c'est aussi un espace interieur que nous explorons. Comme l'enfance, l'amour ou autre emotions, comme la faim ou le confort, ces endroits sont des espaces que nous pouvons revisiter quand nous le souhaitons. Il suffit de sortir une photo d'un endroit jadis visite pour y retourner, l'espace d'un instant sans duree. Il suffit de sentir l'odeur de la tarte qu'une grand mere faisait pour retourner dans un espace de notre enfance. Il suffit de tomber amoureux pour se retrouver dans l'espace amoureux. Ces etats interieurs sont bien des espaces geographiques, tout  aussi reel que n'importe quelle ile, desert, jungle, ou montagnes enneigees.
L'espace interieur, comme une cathedrale virtuelle faites de souvenirs ou chaque briques est une memoire, est notre propre creation. A chacun de creer la cathedrale de nos reves. Certains aiment accumuler des objects, d'autres decident de se separer des objects, se demandant meme si la cathedrale est nescessaire a leur bonheur, et si une petite maison ne fera pas l'affaire.



C'est avec le temps que l'on apprends a decouvrir. Le temps n'est ni lineaire, ni circulaire, le temps est le temps, c'est tout. Il ne demande rien, ne veux rien, il est la et cela lui suffit. Le temps, tout comme l'espace, ne change pas. Ils sont aussi immuables que l'impression qu'ils existent vraiment. Seule notre perception de ces conceptes change. Et seul ce changement nous donne nos valeurs.
Cette cathedrale interieure, que nous nous sommes tous fabriques, seulement nous meme pouvons la faconner a nos gouts.
Les outils que nous avons pour cette tache, sont nos yeux, nos senses. Et comme tout outil, nos senses doivent etre bien afutes, doivent etre entretenue, doivent etre compris, pour pouvoir les utiliser a bon essuie.

Un jour, on se reveille, realisant que cette cathedrale n'existe pas vraiment, qu'elle n'est qu'artifice, une sorte de paradis artificiel faite de sucre. La vraie cathedrale, comme le graal, est le grand voyage: a la decouverte du monde a travers lequel nous nous trouvons. Le graal n'existait pas, il n'etait qu'un apas pour nous faire avancer dans nous memes. Le vrai voyage ne s'arrete jamais, il change de direction, il evolue en meme temps que nous, c'est tout. Le grand voyage, c'est la vie elle meme. Que l'on traverse le monde de part et d'autres ou que l'on fasse une famille dans notre village natale, la vie est l'art du voyage, ici et maintenant.

Le voyage c'est la liberte de l'incertitude, alors, le voyage continue...

"Je n'ai jamais pretendue vous enseigner quoi que ce soit. Je vous invite simplement a considerer, a douter, et a chercher." ADN


 


Publié à 20:12, le 13/11/2012 dans Pensées du jour, Katmandou
Mots clefs : visite

Teej

19:38, 18/09/2012 .. Publié dans Nepal .. 1 commentaires .. Lien

Une beaute a Kathmandou, pendant le festival de Teej. Les femmes de leurs plus beaux saris, jeunent et dancent pour le mari parfait: Lord Shiva.

Cette jeune femme, devant les yeux de Bhairav, le dieu protecteur du Nepal, fait ses offrandes. Esperons que les dieux l'entendent...


Publié à 19:38, le 18/09/2012 dans Nepal, Katmandou
Mots clefs : festival

Encre

19:54, 16/09/2012 .. Publié dans Nepal .. 0 commentaires .. Lien

portrait

trishula


Publié à 19:54, le 16/09/2012 dans Nepal, Katmandou
Mots clefs : tattoo

Marche autour de Assan.

19:36, 30/07/2012 .. Publié dans Nepal .. 0 commentaires .. Lien

Aujourdhui on va faire une petite marche dans Kathmandou. Je vous amene faire une de mes promenade preferee dans la ville. C'est une marche de 20 minutes seulement, mais ces 20 minutes sont si belles et si typique de la capitale du nepal que je la fais souvent cette marche, juste pour le plaisir des yeux ou bien pour acheter quelques legumes, du tsampa (farine de millet grilee utilisee par les Tibetains etdans les montagnes), epices ou un paquet d'encens tibetain. Et puis, j'aime bien marcher dans Kathmandou, et c'est toujours un plaisir de faire decouvrir ses ruelles et autres tresors a ceux qui ne connsaissent pas la ville.



Pour cette marche, on part de Thamel, le quartier touristique de Kathmandou. Une fois sortie de Thamel et de ses magazins aux milles couleurs avec ses pashminas, ses bijoux tibetains aux turquoises degoullinantes et autres pierres, ses habits a mode yeyee et restaurants etrangers, nous arrivons au carrefour de Thahiti Hole. La legende dis que c'etait l'emplacement d'une fontaine miraculeuse d'ou jaillissait de l'or. Aujourdh'hui recouvert d'une stupa, la place sert de marches aux petites vieilles toutes fripees assises devant les quelques legumes qu'elles ont a vendre. Comme partout dans la ville, les femmes organizent les legumes qu'elles ont  a vendre en petit tas, patiemment attendant un acheteur pendant qu'elles chitchatent de la vie avec les voisines.


De Thahiti Hole, nous prenons une ruelle sur la gauche, direction Asan Tol, le coeur de Kathmandou. Nous sommes au plein milieu du plus vieux bazaar de la capitale. On dit ici qu'au vieux bazaar on peut tout trouver. Du marche aux legumes qui remplissent Asan Tol le matin et l'apres midi, aux magazins d'ustensils de cuisine, les thes et epices, saris chatoyants et tissus multicouleurs, clous de toutes tailles, les cuivres et les brasses brilliant a la lumiere du soleil, on trouve tout. Les rues sont bondees de monde, pas un metre n'est laisse libre, chaque millimetre occupe par ce marche aux odeurs d'encens et d'epices qui rapelle un autre temps.


Une fois arrive sur Asan Tol, on prends la rue principale, direction Durbar Square, l'ancien palais royal. En chemin, nous passons Jana Bahal, un temple Newarien, les habitants originaux de Kathmandou. Mais ca, je vous garde la visite pour une autre ballade...



Sortant de Jana Bahal, on reprends la route direction Indra Chowk. On continue de suivre les magazins de cuivre, et de tissus, et on arrive sur la place de Indra Chwok avec le temple dedie a une forme de Bhairab, le dieu protecteur du nepal. La place est remplie de rickshaws attendant un client, de vendeurs de flutes. Les marches de la stupa coulent d'echarpes, de couvertures, et de kutas (chemise longue pour femmes).
En face de la place, il y a le bazaar aux colliers de perles, le potey. Entierement tenue par des musulmans, le marche de potey brille de vert et de rouge, les couleurs principales de potey. Le potey est le collier traditionel porte par les femmes mariees, un cadeau de marriage obligatoire, sauf si on peut s'offrir de l'or.



De Indra Chowk, on tourne la premiere rue a droite, direction Thamel. Juste au coin, je m'arrete toujours pour un des meilleurs lassi de la ville. Le stand de lassi est occupe du matin au soir, vendant seulement les verres remplie de yogourt, des bouts de noix de cachous, des raisins, et une boulle de la noix de coco rapee flottant par dessus. Des centaines de verres par jour, on s'y arrete rapidement, buvant le lassi dans le coin de la rue, pendant que la vie passe.



Apres ce delicieux lassi, on continue notre marche. Dans cette rue, les marchands de bijoux on pris place a cote de ceux qui vendent les tissus. L'or, des bijoux enormes, des tissus tous plus travailles que l'autre, les bijoux ornent les vitrines. La rue passe par le marche aux potiers sur la place de Kel Tol. Des vases, bols, buddhas et canards en ceramiques jonchent les marches de la stupa.



Sur le cote de la stupa il y a une scupture etrange, faite de pieces de monnaies clouees en une forme indefinissable. C'est la statue dediee aux dents, pour ceux qui vont ou reviennent de la rue remplie de dentistes juste derriere.

On continue et on passe la rue des dentistes. Les affiches montrent des dessins de dentures et de gencives. L'un apres l'autre, les cabinets de dentistes aux vitrines remplient de dents et montures, attendent les clients.

On continue 1 minute, et on arrive ou on avait commence, a Thahiti Hole. Bien sur, en chemin, il y avait plusieurs autres sites a decouvrir. Mais je vous laisserais le plaisir de les visiter une autre fois, au gres des ballades autour de la ville. C'est presque impossible de parler d'une ville qui bouge si vite et si lentement en meme temps. Le seul moyen de la sentir et d'y passer un peu de temps, de respirer sa poussiere, et de s'arreter regarder la vie passer a un chai shop avec les locaux. Le seul moyen de partager une telle ville, est de se melanger aux encens, epices et tas d'ordures, et tout ce qui eveille nos senses, de nos oreilles aux yeux, de notre nez a notre touchez. Il faut marcher dans les rues boueuses et ensolleillees de la mousson, il faut gouter a la ville. Alors, rendez vous pour une prochaine ballade.

Lentement mais surement, Kathmandou reste un joyaux de l'art Asiatique, un melange parfait du meilleur de l'art hindous et de bouddhist. Kathmandou, une ville magique, qui fait rever et rend fous, une ville entre  la chine et l'inde, perchee a 1 500 metres dans l'Himalaya, et que tout voyageur traverse en recherche du mythique Shambalaya.


De Thahiti Hole, je vous laisse finir votre journee, en vous souhaitant un bon voyage...


Publié à 19:36, le 30/07/2012 dans Nepal, Katmandou
Mots clefs : visite

Jeunes filles

15:15, 25/07/2012 .. Publié dans Pensées du jour .. 0 commentaires .. Lien

Un apres midi, il pleuvait. On s'arrete quelque part pour une tasse de the et echapper a l'eau quelques minutes. Du boui boui d'a cote, 2 jeunes filles nous observent. Nous sommes des etrangers, des bideshis, meme mes amis nepalais sont des etrangers dans cette partie du nepal.

Nous sommes des etrangers, pourtant, nous avons tellement en commun...


Publié à 15:15, le 25/07/2012 dans Pensées du jour, Katmandou
Mots clefs : yoga

Femmes

14:20, 25/07/2012 .. Publié dans Nepal .. 0 commentaires .. Lien

J'ai ecris un article sur les femmes, que vous pouvez lire ici, dans mon blog de voyage en anglais.
L'article n'a trop rien a voir avec les femmes nepalaises en particulier, mais plutot sur le role des femmes en generale. Je le traduirais peut etre plus tard.
 

Je partage ici quelques photos de l'article. Ces photos de femmes nepalaises ont etaient prisent l'annee derniere pendant une trek de un mois dans le far ouest nepalais.
Le mois etait un voyage exeptionel. Je suis partie avec mon mari et un ami nepalais. Durant 4 semaines nous avons marche du parc national de  Khaptad jusqu'a Rara Lac, le plus haut lac du nepal.

Mes amis nepalais voulaient visiter le far ouest qui est la region la moins developee du nepal. Les ngos etant pour la plupart implantees a l'est du pays, l'ouest reste sauvage et le peu de route n'aide pas au developpement de la region. Durant le conflit maoiste du nepal, l'ouest etait l'endroit ideal pour recruter les paysans sans education qui ont etaient mis dans l'armee pour la liberation du peuple.
10 ans apres, la region est toujours aussi pauvre, et les paysans font ce qu'ils peuvent dans ce terrain sublime mais si loin du reste du monde.

Les superstitions pesent encore lourd sur les populations. Entre bouddhisme et hindouisme, dependant de la region, les femmes sont souvent victimes du manque d'education qui touche tout le monde. Chaque annee, des centaines de femmes meurent simplement de froid. Etant mise a l'ecart du village durant leurs regles menstruelles, elles restent l'ete comme l'hiver dans les bestiaux a animaux pendant une semaine. Les vieilles traditions disent encore que si elles touchent a un arbre durant leurs regles, l'arbre portera des fruits pourris. Si elles touchent a quoi que ce soit, ce sera polue, les regles etant une forme de pollution du corps.

Tristement, les femmes vivent leurs sort, parce que apres tout, "que faire" comme on dit ici.

Comme partout ailleurs, elles travaillent dur. Non seulement elles prennent soin de la maison, de la famille, et du maris, mais en plus elles travaillent regulierement les champs. Pour ne pas aider les choses, les montagnes ont leurs propres production d'alcool, ce qui amene des abus physiques, en plus des conditions dificiles dans lesquelles les villages survivent. Nombre de femmes sont venues a moi, me racontant que leur maris les bats, il ne travaille pas, mais....que faire...

Decidement, les choses prennent du temps a changer, et il y a encore beaucoup de travail a faire. Lentement mais surement,  la condition des femmes s'elevera, ce qui en meme temps elevera la condition de l'homme, et qui donnera une chance de plus aux enfants. L'homme et la femme etant un tout, qui produit les generations futures. Une femme apres l'autre qui se reveille, et c'est une famille qui change...

Lentement, mais surement...


Publié à 14:20, le 25/07/2012 dans Nepal, Katmandou
Mots clefs : visite

Mousson

11:35, 20/07/2012 .. Publié dans Pensées du jour .. 0 commentaires .. Lien

mousson

"Le yoga c'est l'art de silencer l'esprit." Patanjali.

Je mets lentement mes notes a jour. Entre temps, un bonjour de Kathmandu.
Ici c'est la mousson. J'aime bien cette saison des pluies. L'eau lave et nourris tout. Les rues sont boueuses, les plantes sont vertes, la poussiere disparue. Rien ne semble secher.
"Y'a pas de riz sans la pluie, pas de riz, pas de nepal" me dit un nepalais hier, alors que je commentais sur le plaisir de voir la pluie tomber.
De l'interieur, j'aime a ecouter les l'eau qui tombe sur la rue. La mousson rafraichis, et les jours passent au rythme des gouttes.
C'est le yoga de l'eau...


 


Publié à 11:35, le 20/07/2012 dans Pensées du jour, Katmandou
Mots clefs : yoga

Cochin

19:36, 19/07/2012 .. Publié dans Inde .. 0 commentaires .. Lien

xoxo

Une fois de plus, je suis en retard de notes. Alors, je reprends ou j'en étais. A Verkala, dans le Kerala, sud de l'Inde. Aprés 1 mois et demi a bercer au grés des vagues, il est temps de remonter au nord, dans mon ecrin Himalayen. Comme pour les oiseaux migrateurs, le voyage suis les saisons. Le sud de l'inde est chaud et humide, l'appel du nord est dans l'air.

 rose street

Pour continuer d'explorer l'etat du Kerala, God's own country, le pays de dieu, on prends le train pour monter un peu.

Premier arret: Cochin.

Ancienne ville coloniale, Cochin est jusqu'a maintenant ma ville indienne preferee. Propre, bien architecturee, elle respire l'organization et le bon fonctionement. Les rues bougent dans un ordre inhabituel pour l'Inde, une certaine richesse coule des vitrines de magasins, la ville marche dans l'air du temps.

eglise bleue

C'est ici que Vasco de Gama est mort il y a plus de 500 ans. Il a fait son travail de catholisation, pour le meilleur et pour le pire. Aujourdhui les eglises catholiques continuent de pousser comme des champignons et les conversions de l'hindouisme au christianisme sont nombreuses. Le catholisme ayant ete implante il y a 5 siecles, on est souvent juste nes dans une famille catholique. Aujourd’hui, pour expliquer cette conversion continue de masse, on doit comprendre le systeme de caste hindu, encore tres present en Inde, malgre ce que les bons parlant pourraient dire. Pour sortir du systeme oppressant des castes, le catholisme offre une porte de sortie rassurante. On devient catholique pour joindre une religion qui prone l'egalite face a dieu. Le Christ remplace les icons de dieux hindus, plus pour s'echapper de sa propre condition que par choix religieux.

On peut visiter la petite eglise de St Francis dans le quartier touristique qui longe l'ocean, ainsi que d'autres eglises catholiques. Les nonnes defilent dans les rues, alleluya, la mode continue de faire tourner le monde.

 ayurveda table

Cochin et le Kerala sont particulierement reputes pour la medecine traditionelle indienne, l'ayurveda. Profitant de cette occasion, je teste un massage dans une clinique. Hors du circuit touristique, la clinique donne des vrais massages ayuverdic. 1 femme de chaque cote, une culotte de coton sur les fesses et je me laisse couler dans le flot d'une medecine qui remonte a 3000 ans. L'huile chaude coule a flot, les gestes des femmes longent mon corps, de la tete aux pieds en un long mouvement, fort et precis. Apres une heure en positions diferentes, assise, sur le dos, sur le ventre, les dames me mette dans un caisson de bois d'ou ma tete seule depasse. C'est un mini sauna de vapeur pour retirer l'huile qui a etais appliquee genereusement sur le corps. Apres 10 minutes, je rince le reste avec un bacquet d'eau chaude dans la salle de bain.

Pleine d'huile, le corps et l'esprit relaxe, je monte dans un rickshaw et rentre a la chambre d'hote pour une bonne nuit de sommeil.

 

Le Kerala etant aussi connus pour le kathakali, une forme de theatre ancienne, nous allons voir une performance. Dans une salle de theatre toute de bois sculptee, nous assistons a 3 heures de spectacle. Pendant une heure, les artistes se maquillent devant l'audience, une occasion de voir les formes appliquees bandes par bandes et scellees a la colle de riz qui donneront les formes typiques des visages de theatre...Puis 2 heures de performance, au sons de drums, et mouvements de mains pour seul dialogue.

 kathakali

Nous passons quelques jours a Cochin, le temps de reparer l'ecran de mon ordinateur que j'avais casse a Verkala. Nous profitons de ces quelques jours pour faire quelques commissions et pour flaner sur la cote. Je fais un tattouage de tete de lion au proprietaire de la guest house. Ma soeur envoie quelques kilos de livres en france, ainsi que des huiles de massage. Les magasins de livres offrent une selection fantastique de livres concernant l'ayuverda, ce qui sera une bonne addition a ses recherches medicale et massage therapeutique. On mange de la glace au coucher de soleil, flanons le long de la marche anglaise sur l'ocean. Les filets de peches chinois remonte de l'eau remplis de quelques poissons, les poissoniers vendent les poissons que l'on peut selectionner pour aller les faire cuire dans un restaurant proche.

cochin rue

Nous achetons quelques flacons d'huiles essentielles. La parfumerie de Cochin propose des scenteurs les plus delicates de qualite superieure. Une bonne semaine a Cochin, une ville indienne tres agreable a visiter, ou a demeurer quelques temps pour faire des cures ou etudes ayuverdiques.

 

Les sacs remplis de quelques cadeaux de plus, des parfums, aux huiles, aux livres, nous quittons Cochin pour continuer de monter vers Goa.

 train indien

Prochain arret: Munar pour faire un tour dans les plantations de the....


Publié à 19:36, le 19/07/2012 dans Inde, Kochi
Mots clefs : Ayurvédavisite

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