Tourisme alternatif.
Si vous etes un ou une de ceux qui aimeraient melanger voyages et travail social, vous pourrez trouver des centaines de sites internet et autres agences qui vous proposent de l'aide pour trouver des travaux de "volontariats". Hélas, beaucoup de ses compagnies demandent beaucoup trop d'argent pour ce qu'elles offrent.
Si vraiment vous desirez faire du travail avec des populations locales, alors le meilleur moyen est encore d'aller sur le terrain et de trouver par vous memes des projects pour lesquels vous aimeriez travailler.
Beaucoup d'agences qui demandent de l'argent pour vous "ramasser à l'aéroport, vous amenez dans le village etc" vous font depenser beaucoup plus que ce que ces memes facilités vous couteraient par vos propres moyens. Si vraiment vous avez de l'argent à offrir, alors donner le directement à un project de votre choix, vous assurant que l'argent ira réellement à la population qui en a besoin et non pour entretenir une bureaucratie trop souvent corrompue, des bureaux trop chers et autres gachis.
Mon experience de volontariat m'a montrée que si l'on veut aider, on peut. Les projects viendront à vous sans que vous les cherchiez. Que ce soient aux Etats Unis dans des soupes populaires, dans un orphelinat à Kathmandou, ou bien avec des moines Tibétains, je n'ai jamais eue recours à aucune aide pour trouver des projects qui m'interressaient.
Les compagnies de volontariat misent sur votre meconnaissances du terrain et votre peur de l'inconnu. Bien sur, dans certains cas, certaines aides peuvent etre nescessaires pour vos recherches, mais l'argent que vous depenseriez pour ces "aides" seraient beaucoup plus utiles si vous donniez directement de l'argent à un local bien choisie, que si vous le donniez à un tiers partie.
Ceci n'est pas pour remettre en cause le travail humanitaire en générale, car beaucoup donnent une aide positive, pour un court temps en tout cas, mais la réalité d'un grand nombre de grands projects de l'humanitaire est que l'aide n'est pas toujours la meilleure une fois appliquée sur le terrain.
Cette note serait trop longue si je tentais de parler du coté psychologique et philosophique de l'aide aux autres, alors je garderais ce coté pour d'autres réflections.
Si vraiment vous voulez offrir de votre temps et un peu de votre bon coeur, faites le bien, et donnez votre argent directement là ou vous savez qu'il sera d'utilité guarantie. Trop d'argent est gachés dans des bureaux de luxes et autres déboires.
Bien à vous, en esperant que si vous cherchez à donner un peu de vous, vous trouverez une solution que vous sentirez appropriée. Si certains ou certaines parmis vous aimerez faire du travail en Inde où bien au Népal, n'hésitez pas à me contacter par email si vous avez des questions. J'y répondrais avec plaisir si je le peux:)
Freak globalization
Assise sur le toit d'une guest house à Kathmandu, je regarde les journées passer. La deuxième vie de Kathmandu, c'est bien cela: les toits.
Aprés des élections agitées, le Nouveau Nepal est en pleine construction.
Hier, le nouveau vice president, Paramananda Jha, a fait une gaffe qui envoient les gens dans la rue. La boulette: il donne son serment en Hindou, et il vient de la région frontalière entre le Nepal et l'Inde. Les Népalais étant trés fièrs de leur nationalité, depuis hier les pneus qui crament colorent le ciel de fumée noiratre, parfumée d'une odeur de plastique.
Ici, pour se battre, la meilleur arme du peuple est la "banda", fermeture partielle jusqu'à totale du pays. "Les maoistes nous ont appris à nous battre" dis mon compagnon, "banda et gréve". Ici, il y a toujours un peu de banda dans l'air, c'est comme ca.
Il y a de cela meme pas 10 ans, Kathmandu était encore une vallée agricole. Chacun faisant pousser son petit coin de jardin, avec quelques mais, quelques chilis, des citrouilles, et autres légumes locaux. L'assassination du roi bien aimé et de sa famille par son propre frère sonnait le début d'une nouvelle période pour le Népal.
Puis viennent les maoistes et désirs de pouvoirs. Eux aussi veulent etre calif à la place du calif. Les problèmes et violences dans les campagnes (de 20 000 morts a plus celon les sources), poussant les populations à venir se refugier dans la vallée de Kathmandu. La majorité reve encore de repartir dans les montagnes. Le Nepalais étant jusqu'à maintenant un etre des montagne, paisible et tranquille, aimant et aimé par ses Dieux, vivant heureux de pouvoir servir la vie, entouré de ses montagnes sacrées.
De mon toit, je regarde tout ca passer, comme des vagues, ca va et ca revient. L'homme continue de se battre pour ses éspoirs de liberté et de vie meileures. L'homme réve.
Ce week end, nous avons organizé un petit concert avec les enfants de l'orphelinat. Sous les yeux de Shiva et de Parvati, la Angel's Heaven's Choir chantent des chansons traditionnelles accompagnés par un musicain de Pokhara. Puis nous avons eue droit à un show de jonglages, puis de danceurs de feu avec les sons de didgeridoo et de djembe.
Durbar Square était bondé de Nepalais aux grands yeux. Comme des enfants aux yeux étoilés.tout le monde souris, heureux et oubliant les soucis journaliers pour ce moment. Il faut dire que les Népalais n'ont pas souvent l'occasion de voir de tels shows. Ici un petit rien et une grande chose. Quand on a rien, on se satisfait de peu, les choses sont plus simples.
C'est toujours beau de voir de ce les hommes peuvent faire ensemble. Un petit bout de reve commun peut nourir le coeur d'un homme pour un demain encore plus beau.
Alors, revons, tout en gardant les pieds sur terre. Revons ensemble, et partagons nos reves. Tout eveyez réalizons ces reves, et peut etre qu'un jour... qui sais...nous sommes déjà nos propres reves....
Sauver le monde.
Je ne veux pas sauver le monde.
Je trouve que ceux qui veulent sauver le monde sont des etres egoistes. Vouloir sauver le monde, c'est de se faire une idée de la forme et des couleures que le monde devrait avoir. C'est de vouloir que le monde ressemble a ce que je voudrais qu'il soit ou ne sois pas.
Moi, je n'ai aucune idée de quel monde j'aimerais habiter. L'imagination, la memoire humaine étant sans limites, je peux m'imaginer des infinites de monde dans lesquels habiter.
J'irais meme jusqu'à dire que j'aime bien le monde tel qu'il est, tel que je le vis. Pour le moment je vis dans ce monde, et je n'ai pas d'autre choix que de faire du mieux que je puisse avec.
Bien sure je vois des choses qui me rendent triste, cela parait normal. Des enfants qui n'ont pas d'enfance, des famille qui ont faim, je vois des guerres à la télè. Je suis une enfant moderne, je sais que le monde a ses problemes.
"Le monde est remplie de souffrance" comme nous dirait le mantra Buddhiste. "Nous recherchons tous le bonheur" il continuerait.
Cette souffrance nous rends bien trop souvent impuissant devant tant de problemes. On aime bien penser au bonheur, mais si peux d'entre nous savent le vivre.
On reve au bonheur, mais trop se morfondent dans une souffrance masturbatrice, ce cocoon de souffrance que l'on se crer soit meme, pour faute de ne pas avoir assez de courage de mordre le bonheur a pleine dents.
Chaque continents du monde vient avec ses propres problemes. Que le continent soit en stage de developement, ou que le continent soit baigné dans la bassine technologique, personne ne semble etre épargné par cette souffrance.
Chaucun vie cette souffrance universelle personellement.
Je ne veux pas le changer ce monde, je veux seulement y vivre.
Ceux qui veulent changer le monde ont souvent des dieux auxquels ils veulent dedier leurs actes. Moi, je n'en aie pas, voyant Dieux dans toute chose, meme dans cette souffrance qui nous relient tous.
Ceux qui veulent changer le monde ont des raisons, des morales, ils savent comment les choses devraient etre.
Moi je ne sais rien.
Je ne reve pas de jour meilleurs, parce que les jours sont deja les meilleurs. Je ne reve pas d'etres humains parfaits, de super hommes ou de super pouvoirs, parce que tout cela, l'homme l'a deja. Dans mes yeux, l'homme est deja parfait tel qu'il est, pour la seule raison qu'il existe. Dans mes yeux, l'homme est deja une creature magique, capable des plus belles creations, comme des plus monstrueuses des atrocites.
C'est cela l'homme. Une créature en constante formation, une créature qui se découvre jour par jour, qui apprends avec chaque pas.
Moi, je ne sais rien.
Je voyage et frole le monde de mes pas, dans le monde tout en demeurant un pas à l'exterieur. La découverte du monde exterieur m'apprends un peu plus chaque jour a gerer mon monde interieur. Chaque jours les 2 se confondent un peu plus.
Moi, je ne sais rien, et j'aime le monde tel qu'il est. Je continuerais mon petit chemin, silencieusement et en musique. Je continuerais d'aider les autres quand je le peux, pas parce que quelque sens de morale me le dicte, mais simplement parce que j'en aie envie.
Je n'ai pas d'espoir que mes actions vont donner tel et tel resultat. Je n'ai pas d'espoir que mes actes pourront aider ou non, je n'ai pas d'espoir que demain les choses seront mieux. L'espoir aussi est une projection des choses telles que nous les aimerions, il vaut mieux laisser tomber cet espoir egoiste.
Si je peinds un orphelinat, c'est parce que j'en aie envie, si je donne quelques sous a un plus pauvre que moi, c'est parce que j'en aie envie.
Dans le fond, je ne suis peut etre qu'une égoiste, mais vraiment je crois que c'est ce que l'on est tous, des égoistes. Chacun donnant forme à une formes d'ego différente, comme les 10 000 visages des dieux.
L'égo a etait tellement roulédans la boue par les courants religieux, qu'il est presque devenue un mot sale, quelque chose de quoi on devrait se debarrasser.
Mais pourtant, mon ego, c'est tout ce que j'ai, tout ce que a quoi je peux me raccrocher, et je ne peux pas le voir comme une chose desquelles je puisse me debarrasser. Je peux faire une infinité d'experience avec cet "ego". Je peux le transformer, mais jamais je ne pourrait m'en debarrasser. Cet Atman des Hindu, c'est moi, c'est toi, c'est tout.
Et Atman qui murmure: "je ne suis rien. Je ne sais rien. Je suis tout. Je sais tout."
Suivant le conseil des anciens, mieux vaut profiter des moments qui passe, moi et mon égo. On regarde les choses, on vie les choses, tout en sachant que vraiment, on ne sais rien du tout.
On est en vie, et c'est deja beaucoup.
Angel's Heaven, orphelinat
Orphelinat à Kathmandu, Nepal
Angel's Heaven
Si votre voyage vous amene dans l'Himalayas, vous pouvez melanger voluntariat et tourisme en restant a l'orphelinat de Angel's Heaven. L'orphelinat abrite une vingtaine d'enfants entre l'age de 4 et 16 pour le 2 plus agés.
Angel's Heaven se situe juste derrière Durbar Square, la place de l'ancien palais royale de Kathmandu. L'orphelinat est situé dans l'ancien Freak street, le quartier mythique des années 60 et les premiers yéyés qui vennaient découvrir l'Asie.
Une location parfaite dans le centre de Kathmandu, vous découvrirez la ville et rencontrerez les habitants à l'aide de Amrit et de sa femme qui gère l'orphelinat, tout en partageant votre culture avec des enfants Nepalais.
N'hesitez pas à me contacter, ou contacter UPG pour plus d'informations.
L'orphelinat n'a pas encore de page web, mais vous pouvez voir des photos sur le site de Universal Peace Gathering ici.
Kathmandu portrait
Au magazin de tatouage. Des touristes et des Nepalais défilent sous l'aiguille créatrice de Bikash Gautam, à Grasshopper studio. Dans Thamel, Bikash a était voté un des 2 meilleurs tattouiste de Kathmandu.
New Nepal manifestation. Peut aprés le départ du roi de son palais royal, les Nepalais défilent dans les rues montrant leurs enthousiasme pour ce nouveau tournant politique. Cela faisait 13 ans que les Nepalais attendait un changement.
Une prière le jour de la pleine lune. Les pélerins font la kora, le tour autour du temple. Autour de Swanbunath, Monkey Temple ainsi nommé par les yéyés des années 1960, durant 3 nuits et jours c'est une sorte de marathon spirituel. Des gobelets de chia et de cafe sont offerts à ceux qui accumule du mérite, ce mérite qui ira droit dans sa banque karmique.
Babas
Namaste du Népal (Never End peace And Love).
Visite de Pashpatinath à Kathmandu, Népal, un des temples les plus importants dédié à Shiva. Shiva, celui qui dance l'Univers, le Destructeur et le Createur.
Un baba est assis avec les autres babas. Il fait le baba, ces Hommes Saints qui laissent derrière le monde matériel pour se concentrer sur le divin. Il vie sur son paillasson dans la cour du temple. Nous buvons une tasse de chia avec ChiaBaba qu'il prépare avec les bout de bois qui lui sert de cuisine, un petit homme avec une unique dreadlock sur le dessus de la tete. Le régime de ChiaBaba est simple: une chapati par jour et des tasses de chia étallées dans la journée. ChiaBaba a l'air heureux, simple et heureux. Aucun soucis pour ChaiBaba.
"De l'hindouisme comparée au Christianisme, le christianisme a mieux reussis a installer une société qui marche" il dis à un moment. Qui sais, je sais juste que je prefere ne pas de trop m'inclure dans les discussions de ce genre.
Un super petit dejeuner sur la terrasse du toit de Kathmandu. Légumes frais, avec tomates, poivrons, okras et chilis verts. Huile d'olive trempée dans le chili couper trés fins, jus de citron, et super graines pour un peu de croustillant et de vitamines. Merci pour un superbe petit dejeuner à Ananda, notre baba Finlandais. Vous pouvez lire le blog de Ananda ici.
Pour une autre pose bouffe, voici une assiette typiquement Nepalaise. Un petit dejeuner classique de ce coté de l'Himalaya. Au menu:
Pommes de terres au curry melangées à des pois chiches. Un roti fris, avec de l'halava et du yaourt.
Om Yumy Om.
Aussi, nouveau blog, allez voir le blog du studio de tattouage GrassHopper ici.
Om Mani Padme Hum
Portraits de moines à Dharamsala.
Durant mon premier séjour en Inde, j’ai peu donner des cours d’Anglais et d’ordinateurs à ces moines curieux de tout.
Dharamsala est une petite ville dans le Nord de l’Inde, nichée dans les montagnes du Himachal Pradesh, au porte de l’Himalaya. Ville où le Dalai Lama s’est installé depuis 1959, date de l’invasion du Tibet par les chinois.
Pour votre prochain voyage dans le nord de l’Inde à ma rencontre de ces gardiens des plus vieux textes bouddhistes, voici quelques liens qui pourront vous guider:
http://www.tushita.info
Yoga:
http://neoyoga.net
http://rishiyoga.com
Volontariat:
http://volunteertibet.org
http://tibetmec.org
http://tibetchildern.org Parrainage d’enfants.
http://lhaindia.org organization de volontariat
Autres:
http://norbulingha.org Centre de conservation des Arts Tibétains
http://contactmag.org Dharamsala magazine
http://www.french.dhamma.org/ pour meditation avancée
Poires de voyage
 Voyageur de l'Inde et Népal, si vous avez un itinéraire à proposer, je suis lectrice:)
Alors que mon emploi du temps se fait plus précis, mon itinéraire de
voyage se clarifie avec. Le billet d’avion étant pour plus tard que je
ne le pensais, cela me fais 15 jours de plus en Normandie.
Cela me donneras le temps de passer du temps avec mes parents, d’aller
voir 1 ou 2 films français au cinéma, de manger des moules frites et
autres délices locaux tels les fameux plateaux de fruits de mers de
Honfleur et autres délicatesses Normandes. Ayant
du temps pour mes journées à la maison du dernier week end dans cet
apartement, je lis des blog de voyage concernant des destinations
possibles. Je me gave d’images et d’impressions des autres. Loin des
images enjolivés des agences de voyages et autres vendeurs de rèves,
ces récits me parlent, venant de nombreuses perspectives et points de
vus. Dans le paradoxe du voyage ce qui est charmant pour l’un est
ennuyeux pour l’autre, ce qui est exotique pour l’un est sans goût pour
le prochain. Comme une classe d’art où le prof demanderait à 20
personnes de dessiner une poire, ce qui donnerait 20 poires
différentes, sans pour autant qu’une des poires soit la bonne poire.
C’est à se demander ce qu’est vraiment une poire. Bien sur, il
faut savoir rester ouvert aux suggestions des voyageurs rencontrés sur
la route, mais c’est bien aussi d’avoir une petite idée de plan A. Je surfe donc à travers le Rajasthan,
les montagnes au Nord de Dheli avec le refuge du Dalai Lama et
Dharamsala, remontant les chemins rocallieux direction Népal. Mon but
initial était de passer par les plages de Goa,
plus pour être fégniante, prendre un peu de soleil aprés un hiver
danois, et relaxer sur la plage plutot qu’autre chose, mais je ne pense
pas que ce sera pour cette fois. Ben, oui, j’aime ces coins de Paradis
Perdus du Bout du Monde ou il n’y a plus rien à faire, avec ses
voyageurs de partout, ses hammacks, ceux qui se sont arrétés il y a des
années, les locaux et ceux qui traversent. Cela me donnera la prochaine occasion d’aller en Inde...
Pourquoi, où, alors heureuse?
 Pourquoi ce voyage ?
Mon compagnon étudiant le Japonais, en seconde matière de son Histoire
des Idées, va passer un semestre à l’Université de Kyoto. Monsieur,
n’ayant jamais voyagé hors de l’Europe, et ayant décidé qu’il aimerait
faire ce voyage seul, j’avais le choix entre passer ces 4 mois seule
ici, où me faire un petit voyage aussi. Même si les printemps danois
sont un plaisir pour les sens, avec sa végétation sortant du sol comme
des langues vertes happant le soleil, ses odeurs de fleurs qui
s’ouvrent et ses oiseaux qui décongèlent, je me suis dis : « pourquoi
pas ? ». Aprés tout, si je n’ai pas d’enfants, et donc n’étant pas
responsable pour un autre être que moi, pas de boulots qui ne peux être
remplacés, bref, je suis libre. Atteignant un âge où je commence
sérieusement à penser à la possibilité de faire un enfant, je me dis
aussi, que c’est peut être une chance de voyager dans cet état de
liberté avant que les choses ne se compliquent un peu plus.
Oui, mais où ?
J’hésitais entre l’Inde et la Nouvelle Zélande. J’avais pensée
travailler en NZ dans une ferme organique, voulant apprendre plus sur
les méthodes de productions de nourritures, et en profiter pour visiter
une vieille connaissance virtuelle. Voyant le prix des tickets d’avion,
du simple au double, j’ai vite choisis l’Inde. La vérité étant aussi
qu’un peu d’exotisme ne me gènerais pas, et la Nouvelle Zélande est
quand même plus proche de notre culture Européenne que la culture
Hinduiste. J’ai donc choisis l’Inde. Le Népal est ensuite venue sur mon itinéraire, aprés une conversation avec mon prof d’aikido, amoureux de la vallée de Katmandhu. Alors ? Heureuse ?
Oui. Je suis heureuse de voir ce bout du monde en étant plus une
gamine. Je n’idéalise plus les choses comme quand j’avais 20 ans. La
trentaine nous rends plus « réalistes », surtout aprés quelques voyages
bien choisis, on est un peu plus sages peut être, on rève différement,
la peau un peu moins lisse. Je
n’idéalise plus, ou au moins je sais qu’il peut y avoir plusiers angles
pour chaque images. Ce qui peut paraitre exotiquement vétuste, peut
être un taudis. Ce qui peut avoir l’air de relaxation, peut être de la
fénéantise, et ce qui peut paraitre comme de la découverte de soi, peut
être une masturbation chronique et puèrile. Tous étant des angles aussi
valides les uns que les autres. La river Gange,
sacrée pour certains, quand elle traverse certaines villes, me semble
plus comme une eau d’égout remplie de bouts de cadavres et d’autres
pourritures flottantes et gonflées d’eau. Chaqun crée son sacré.
Je suis heureuse de découvrir de nouvelles facons de cuisiner, d’aller
dans un des pays qui pratique l’Art Ancestrale des Epices, des tissus
chatoyants, et des Dieux aux milles yeux et bras.
Namaste comme qui dirait...
Liens : Photos prises sur le site de photos du Grand Mko Illustré. Un des voyageurs/photographes des psychoblogs. Allez vous inspirez de ses superbes images ici.
Boulets et ancres
 Dans une partie de ping pong à 3 de notes concernant le voyage, Kerleane utilise le mots « boulets » et « ancre » .
Cela me fait penser à un concept actuel du dialogue entre les cultures,
et la question de combien peut on abandonner et combien doit on garder
de nos propres cultures quand on rencontre d’autres cultures ? A quel point a t’on le droit de juger les autres cultures ? Avec quels critères ? Si je tentais d’appliquer les termes de Kerleane sur ces concepts : ancrage et boulets, que seraient t’ils ?
L’ancrage serait ce qui maintiens le bateau, le « soi ». Ce serait une
fondation, une compréhension et acceptance de soi et de sa culure, sans
pour autant confondre nos ancres pour les autres. Le boulet
serait un attachement si fort à notre culture, qu’il nous empecherait
d’apprendre d’une autre culture, puique nous en serions comme séparé
d’un mur tissé de préjugés. Le boulet nous est forcé dessus par une
mentalité d’esclave/maitre, alors que l’ancre est notre alliée, un
outil consciement choisis pour son emploi. Les boulets sont pour les
animaux, et les brutes, non pour les gens libres. Pour voyager
les yeux ouverts, il faut pouvoir en même temps garder de nos cultures
ce que nous apprecions, pour ne pas se perdre dans des scénarios
clichés de culpabilités ou de supériorité, sans pour autant penser que
notre culture est forcément la meilleure. On peux se perdre des 2
cotés, s’oubliant soi dans l’autre, ou étant trop attaché au soi. Les 2
sont des angles différents du même boulet. Pour clarifier quelques une de mes questions sur mes propres boulets et ancres, voici mon : « pourquoi, où et alors ? heureuse ? »
Nomade sédentaire

Restez ou partir, partir mais pour aller où ? Sédentaire ou nomade? Julie pose ces questions sur le voyage ici. Pourquoi est ce que certains voyage et pourquoi pas d’autres ? Ce
sont des goûts personels, et souvent, on ne peux pas expliquer les
goûts personels. On pourrait donner des milles et une raisons, mais
jamais on pourrait vraiment savoir le pourquoi. On peux juste être le
pourquoi, devenant le parce que. C’est comme ca ; c’est tout.
Je
suis une sédentaire nomade peut être. J’aime le changement autant que
la stabilité. Quoique pour la plupart de ma vie, j’ai vécue plus de
changement que de stabilité. Ou plutot ma stabilité est mon changement.
Parfois, j’envie ceux qui restent sur place. Je me dis que cela
aurait était sympa de pouvoir dire : « c’est un ou une amie d’enfance
». Ceux qui restent dans la même ville de naissance, content d’être là,
d’être quelque part qu’ils connaissent et où tout le monde les connais.
Mais je sais que si vraiment c’est cela que je voulais de la vie, ou
sinon, tout simplement, je serais cela. Comme de me demandais : " mais
pourquoi à 34 ans je n’ai pas encore de môme est suis toujours aussi
vagabonde qu’à ma 20 ène ?" "Pourquoi est ce que je suis pas normale ?"
Tout en sachant que je suis juste banalement normale, je suis « moi »,
un moi un peu perdue parfois, mais un moi toujours poète. Il n’y a pas
vraiment d’explications au pourquoi, c’est comme ca c’est tout.
C’est
à chacun de trouver son vagabondage, son sédentarisme. Chacun avec ses
plus et ses moins, c’est trucs qu’on aime ou qu’on aime pas. Il n’y a
pas de chemin qui est mieux que l’autre, plus excitant que l’autre, car
chaque chemin influence l’ autre. Aucun chemin n’est séparé des autres. Ce
qui fait le vagabondage ce qu’il est, est de laisser du temps pour
s’assoir sous un arbre, et méditer sur sa beauté, sa grandeur, donnant
l’envie de peindre et de dessiner ses racines. D’avoir le temps de
revenir à ses racines. Ce qui fait la beauté du sédentaire, c’est
d’avoir le temps de construire des belles choses, de prendre soin d’un
jardin, de le sculpter, de le bichonner. De faire des musée et toute la
culture qui vient avec.
Hier soirée avec Bjoern,
avec quelques excellents white russians, on saute d’idées à olives
comme des moutons qui ne s’endorment pas. Les livres remplient d’images
les unes plus belles que les autres passent de mains en main. On rève
d’infinités infiniment réelles... Pour accompagner ces mots, une chanson de la superbe Jeanne Balibar, avec la chanson Le Tour du Monde de l’album Paramour. Téléchargez la chanson ici .
Pour la route, un dicton typique d’humour Zen dont je suis trés friande: "Découvrir
le zen est un phénomène d’or et de bouse. Avant que vous ne le
compreniez, c’est de l’or ; aprés que vous le comprenez, c’est comme de
la bouse." Maitre Zen.
Ca se précise.
Mon voyage se précise. Le déménagement se finis petit à petit. D'ici la
semaine prochaine l'apartement seras vide. Puis direction Hotel
Hollywood, puis Copenhague, d'où mon copain part pour le Japon. Pour
moi, le bus direction Paris. De France je finirais le deuxième tour des
vaccins, et pourrais passer quelques temps avec la famille. Aussi je
ferais le visa pour ma première fois en Asie.
Puis direction Delhi, Inde et Népal, où je passerais les prochains 4
mois. Mon but serais de voir le Sud de Goa, un peu pour m'acclimatiser
au soleil à nouveau, aprés un hiver au Danemark. Aprés quelques temps
sur la plage dans un hamack, les plans sont de remonter en passant par
le Rajasthan, direction les montagnes du Nord de Dehli. Puis direction
le Népal, pour un retour par Dehli, peut être passant par Banaras,
dépendant du temps. Il y a des amis déjà sur place, il faut
que je vois où exactement ils sont et jusqu'à quand. Les plans peuvent
changer en fonction du moment. Je commence finalement à être un
peu excitée de ce voyage, peut être à cause du beau temps qui arrive
ici, avec probabelemnt les dernières neiges de l'année qui fond. Ce
beau temps redonnant envie d'être dehors. A suivre:)
Histoire de ballon
Avec
mes parents, on aime bien se faire des petits week ends, des aprés
midi, une bonne bouffe. Un jour, on est allez pour un aprés midi à
Trouville - Deauville, Normandie, pour une bonne moules frites et une
marche sur les planches en passant par le casino pour y perdre quelques
euros dans une tasse en plastique.
Aprés une marche le long des poissoniers du port de Trouville, avec
leurs superbes étalages d'écrevisses, d'oursins et autres délices de la
mer, nous allons nous assoir dans une brasserie le long du quai. Le
Cenral je crois qu'elle s'appelle. J'adore les brasseries
francaises. Avec leur ambiances aussi variées qu'il y à de brasseries,
les cafés dans leur petites tasses à expresso qui passent aprés les
croques monsieurs et madames, sandwitches au jambon et autres
classiques. Un endroit parfait pour observer la diversité de la vie. La
brasserie où nous étions pour cette moules frites, était remplis de
gens tels qu'on peut les observer dans une ville telle Trouville.
Plutot huppés, même friqués, avec tout ce que l'aisance financière peut
prendre comme décor. Je n'ai rien contre l'argent, c'est la manière
dont il est dépensé qui parfois me fait un effet bizarre. En
regardant une vieille, je la montre à ma mère en riant : "tu vois,
celle la, elle a au moins 300 ans, et celle la à cotè elle n'en a que
200. C'est une tite jeune". Ma mère et moi, rions, en reprenant des
moules. Et oui, ce n'est peut être pas polis, mais enfin, on le fait
tous. Comme un des benefices de vivre en socièté, il y à toujours
quelqu'un de qui rire. Et on s'en fout bien, parce que derrière il y a
quelqu'un qui se fout de nous. On est tous comme des pièces d'art, à
observer, à decortiquer, à admirer, à trouver con. Et je trouve moches
toutes ses petites vieilles aux rides tirées, toutes doites sortie du
film Brazil, habillées à la dernière mode caniche. Moche parce que je
les sens tristes et mortes déjà, moches pour ne pas vouloir accepter le
corps qui change, les os qui se font lourds, et la mort qui rode. Moche
parce que des fantomes de cires parlantes. Je préfére ma Marraine par
exemple. Je la trouve belle. 94 ans, belle, forte et généreuse,
honnète. Elle sais qu'elle est vieille, elle en rigole avec la classe
de Claude Sarautte. Juste belle, comme des femmes qui accepte la vie
telle qu'elle est, même avec une mort au bout.
Aprés ces excellentes moules frites, direction Deauville, nous faisons la marche sur les planches. Des
planches remplies de noms dont personnes ne se souvient, des grands
noms, qui quelque part voulaient dire quelque chose, il y a bien
longtemps, au temps des stars et starlettes de Hollywood.
Je n'aime pas trop Deauville, ayant l'impression d'être dans une
ville
de schtroumfs. Une ville où il n'y à que des blancs, trés riches, ou au
moins faisant semblant. Cela m'ennuie profondément, tous ses schtroumfs
à la dernière mode. Il y a bien quelques jolis batiments, style
normand, avec ses superbes travail de poutres, ses ancients
colombinages. Mais, à part quelques jolies maisons et des rues trés
propres, ca sent le plastique, qui me
rapelle une pauvreté intérieure. Moi. Je préfére la diversité.
Malgré tout, ce qui est important pour moi, est que je suis avec mes
parents, alors, cela me suffit à prendre du bon temps, juste d'être avec
eux, pour un moment, tranquille et en famille. Rigolant de tout, parfois en silence, mais toujours ensemble.
Une heure au casino pour y laisser quelques sous, regarder, puis les planches. Nous
choisissons un des seuls café ouvert, pour s'assoir avec un bon
calvados, et oui, la Normandie c'est la pomme et les vaches.. Il fait
frais, c'est la fin de l'hiver, l'endroit est déserté, pas de
starlettes à l'horizon. A la table d'á coté, il y à ce que l'on
appelle des bobos. La trentaine passée, trés hip et cool. Ils parlent
fort, comme pour que tout le monde les entendent, alors je préte une
oreille. Ils parlent de leur piscine à refaire, de leur terrain
nouvellement acquis. Le plus bruyant des 3, travaille dans
l'informatique. Il raconte les problémes crés par les Bulgares, et les
marchés cassés par les programmeurs Indiens, tous demandant un tier au
moins de ce qu'un Européen ou un Americain demanderez. Je sais déjà
tout ca, c'est des vieilles nouvelles, moi aussi je travaille dans
l'informatique, c'est comme ca, les marchés bougent. Il parle de la
révolution apportée par la technologie, comment tout bouge, comment
tout a changait. Il parle haut et fort. Tout change ils disent comme
pour se convaincre eux mêmes.
Pourtant, juste à coté de nos tables, il y a quelque chose qui
jamais ne changera. Un couple avec leur petit garcon. Le père jouant à
la balle avec son fils, et le fils qui rie, content de jouer avec son
père. Et cela, ca ne changera pas. Tant qu'íl y aura des familles, des
papas et des mamans, avec des enfants, qui seulement veulent s'amuser,
rirent et renvoyer un ballon, rire et faire sauter cette balle toute
ronde.
Et si un jour l'enfant ne sera plus là pour jouer à la balle avec
ses parents, alors, ce jour sera bien triste, et je ne pense pas qu'il
y aura un humain pour ressentir cette tristesse.....
Liens: Claude sarraute psycho blog. L'art traditionel du colombage. Brazil le film.
Marchés de Paris.
Une
des choses que j'adore dans Paris, c'est ses marchés. Entre les marchés
aux puces et les marchés bouffe, Paris a tout ce qu'il faut en marché
pour flanner des aprés midi entiers. Du mythique marché de St Ouen
et ses antiques réputés, à la Porte de Bagnolet pour le bric à brac
total, il y en a pour tous les gouts. De fleures pleines de
couleures, aux fromages des 5 coins de France à coté du bon pain fait
maison, aux saucisses faites maisons, le tout assaisoné d'épices du
monde, parsemé de tout ce que vous n'avez jamais besoin, les marchés
Francais sont encore bien vivants.
Alors à tous ceux qui sont sur le sol Francais, profitez en de ses
beaux marchés remplis de produits de superbes qualités. Supportez le
petit commercant, pour supporter la diveristé du gout et de la culture.
Si personne ne supporte nos petits producteurs, on va tous se retrouver
à manger de la bouillie à la Soylent Green. Alors, si ce n'est pas déjà
dans vos habitudes, Samedi prochain, prenez le temps de flanner dans
votre marché du coin, de prendre votre temps, et de profiter des bonnes
choses offert par des savoirs culinaires ancestraux. Et puis, les jours
d'hiver arrivent, alors autant profiter du beau temps qui reste pour
l'année.
Pour ceux qui ne sont pas en France, puisqu'il semblerait que
quelques psychoblogeurs ne résident pas sur le sol Francais, allez à
vos marchés locaux et supportez avec votre argent durement gagné ceux
qui prennent encore de la fierté dans leurs produits. Des grandes
villes aux villages du coin, c'est la même chose, le marché demeure un
endroit intemporel, où on se rencontrait il y a 3 000 ans comme on s'y
rencontre encore aujurd'hui, et où on se rencontrera demain.
Alors vive les marchés et vive les bonnes choses faites localement!
Liens: Des photos du marché dans le XXième, Paris, sur mon blog voyage (en Anglais). Une autre note sur les marchés et le pouvoir du consomateur.
Normandie
Quelques photos de Normandie, pays des Vikings, de la pomme, du cidre
et du calvados, et des vaches, et ses produits laitiers et le
Camembert. Avec Honfleur et ses pêcheurs et bateaux, artistes peintres,
touristes et plateaux de fruits de mers, Etreta et sa superbe cote,
ainsi que le passage secret d'Arsène Lupin. Photos de Normandie ici. 
Ephémère
Dernière
semaine dans l’apartement. Chaque jour est le dernier, chaque petit
détail ici ne se reproduira plus, plus ici au moins. J’ai bien aimée
cette année ici, « une bonne année » comme on dirait pour une bonne
bouteille de vin. Aprés cette semaine, tout est re-nouveau, à
nouveau. On oublie trop souvent et trop facilement que tout est
toujours nouveau chaque jour de chaque instant. Une des choses que
le voyage fait est cela : il aide à se souvenir en faisant oublier le
superflu. Comme une nouvelle paire de lunettes, l’angle change, tout
change. Tout répères perdus, toute habitude cassée. Il faut se recréer.
La beauté de l’éphémére revient. Rien ne dure, tout part, se tranforme en autre chose. Accepter cette éphémérité semble être une des clefs d’un certain bonheur.
Le voyage nous fait faire face à notre éphémérité. L’éphémerité de
notre culture, de nos idées, de notre « nous », de notre « je », tout
nos jeux remis en question. Et c’est bien pour cela qu’on le fait. On se re-céer.
Je finis les derniers boulots ordinateurs et la bouffe dans les
placards. Quelques fètes avec les amis. Cet aprés midi, c’est coffee
& cake chez Bjoern, le prof de sanskrit, et sa nouvelle copine. J’ai fait un gateaux à la carrotte, peut être un peu de bourbon avec ce café.
Je commence finalement à ressentir un peu de plaisir quand je pense à
ce voyage de 4 mois, 4 mois avec moi. Au réveil, des images de plage et
de montagnes, avec les chansons d’oiseaux multicouleurs mélangés aux
cris de singes, commencent à entrer mon psyche, accompagnant les
oiseaux locaux annoncant le printemps. J’ai commencée à faire
mon petit sac de couleures. Un nouveaux pacquet de peintures à l’eau,
des feutres et une copie d’un carnet des légendaires Moleskine... des pages blanches à remplir... A aller visiter, des nouvelles photos: De Etreta, Honfleur en Normandie. Un jardin artificiel avec des fleurs 3D, et une gallerie des peintures de cette année. Il y a aussi des cartes postales, si vous voulez en imprimer.
Boîtes.
Tout se vide. Boîtes par boîtes. Encore une fois.
Défois je me dis que j’aimerais bien me poser un peu, que des boîtes
une fois par ans me fatigue un peu. Défois je me dis que j’aime
l’aventure et les routes multiples qu’elle peut prendre. Défois je me
dis que je suis quelqu’un d’irresponsable, et j’aime bien ça comme ça. Boites par boîtes. Tout se vide. Encore une fois. D’ici
les 2 semaines à venir, on aura tout changé de boîtes, tout mis dans
d’autres boîtes, tout nettoyé, tout astiqué. Les clefs seront rendues.
Direction Hotel Hollywood pour quelques jours, puis direction Kobenhavn, pour la suite du voyage. Encore une boîtes. Tout se vide. Une fois par boîtes. Défois, je suis heureuse, j’accepte. Je remercie même la vie pour m’offrir ces plaisirs divers.
D’autres fois je pleure sans rien dire, ca fait mal c’est tout. Je ne
sais plus si c’est les vaccins injectés dans mon bras, une surcharge
d’émotions, ou mes règles. En fait, je sais que c’est tout à la fois.
Le plus dur pour moi, c’est la peur de perdre, la peur d’avoir mal que
la perte cause. C’est pas la peur de tout recommencer qui me fait le
plus mal, c’est celle de perdre quelque chose que j’aime. De
recommencer, on a pas de choix, ça se fait c’est tout. Mais de perdre,
c’est comme un bout du passé imprimé à jamais dans les pores de la
peau, qui continue de suer, sans qu’on le veuille. On ne peut rien
perdre, on ne peut que changer avec. Si seulement on pouvais vraiment
perdre les choses, on ne serais pas de ce monde à tenter de retrouver
ce que l’on a perdue. Toutes les boîtes. Encore une fois. Les boîtes se vide. Les moments se mélangent. De boîtes en boîtes. J’aime ces boîtes. Je veux revenir pour ces boîtes ci. Tu
me dis que tu m’aime, et je le sais. Mais il y a cette putain
d’insécurité, mon manque de confiance habituel en tout qui me fait
re-douter de tout. C’est si facile de tout jeter dans nos pores. Et
puis, j’ai toujours étais nulle en espoir, « l’éspoir aussi peut être
dangereux » j’ai lus quelque part un jour. La foi, j’en aie encore
moins. Mais maintenant je sais que sans foi ni éspoir, la vie c’est un peu comme un jardin sans fleurs.
Je n’ai plus d’autres choix. Même consciente que les fleurs fabriquées
sont artificielles, je préfère encore mon jardin avec des fleurs
artificielles. Alors, cette fois, même avec un peu de foi, je vais planter quelques fleurs dans mes boîtes... Pour pouvoir y revenir pour en prendre soin, et les arroser avec de la vraie eau... parce que je t’aime. Liens: Photo d'Orchidée de Matthias Hennemann.
Bienvenue à Hotel Hollywood.
« Les jardins ouvriers, devenus après guerre, jardins familiaux sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par les municipalités.
Ces parcelles, affectées le plus souvent à la culture potagère, étaient
initialement destinées à améliorer les conditions de vie des ouvriers
en leur procurant un équilibre social et une autosubsistance
alimentaire..... » Ce
qui a commencé comme petites cabanes pour travailleurs ouvriers, est
maintenant des communautés à part entière, riche en culture et bien en
vie. Pour les danois, c'est les kolonihuse ou kolonihave (en
have = un jardin). Construites avec pour but de donner aux travailleurs
une sensation de vacances, de « partir quelque part », et en même temps
d’avoir un petit bout de jardin dans lequel faire pousser quelques
carrottes et prendre un peu d’air. D'aprés l'abbé Lemire: « Les
jardins ouvriers professent une vocation sociale et défendent un
certain ordre social : s'ils permettent aux ouvriers d'échapper à leur
taudis en profitant d'un air plus respirable, ils les éloignent aussi
des cabarets et encouragent les activités familiales au sein de ces
espaces verts. » Au fils des temps, les cabanes passées
de mains en mains se sont développées en super cabanes, certaines mêmes
en maisons aménagées de tout les conforts modernes. Les avantages de la
vie modernes sont arrivés dans les kolonihuse. L’eau ainsi que
l’électricité ont fait leurs apparences. De nos jours, elles sont des objects prisés. Pour accéder à une de ses maisons il vous faut: - connaitre quelqu’un, famille ou amis, connaissances de connaissances, qui peut vous sous-louer une des ces cabanes. - la liste d’attente. La liste d’attente peut être longue, et peut aller jusqu’à 20 ans pour une KoloniHave in Copenhague.
- pour l’achat, il vaut mieux des conaissances aussi, bien que pour un
bon prix, vous pouvez probablement encore vous trouvez votre propre
kolonihuse danoise pour de superbes étés. Les jardins,
parsemés à travers la ville, sont habités par des professionels en tout
genre, des petites familles, des vieux yéyés avec les Jerry Garcia et
autres odeurs de patchouli, les travailleurs aux mains rugues et
immigrants Irakiens Catholiques, des excentriques et artistes, bref un
peu de tout. La
plupart des gens y passent des étés entiers, et les autres mois où il
ne fait pas trop froid et quand la vie le permet. Autre que le
kolonihuse, la grande majorité des gens ont un autre appartement ou une
maison. Le loyer et l’achat de ses propriétés est si bas (loyer
commencant à 300 euros par ans) qu’il est facile de s’offrir les
kolonihuse comme maisons d’été. Ces habitations plus permanentes,
ont tout les conforts qui feront de l’hiver un moment plus confortable
à passer. Quand le froid vient, on retrourne à l’autre maison ou
appartement. Sauf pour les invétéréts, qui peuvent passer l’hiver avec
de l’eau froide sortant d’un tuyau à l’autre bout du jardin, ceux comme
Yoga Jens,
par exemple. Et ceux qui sont le mieux aménagés. D’ailleurs, on est pas
supposé y vivre en permanence dans ces cabanes et trés peu le font. Merci au professeur d’aikido
pour nous passer les clefs de Hotel Hollywood, sa kolonihuse, niché à
10 mns à vélo du centre ville. Cette cabane a l’eau, de Avril à
Octobre. L’eau étant coupée pour les mois de l’hiver. Un four, et
plaques chauffantes, bien que durant l’été il est plus agréable de
cuisiner dehors, au grill. Une petite serre, et une véranda qui sera
parfaite pour peindre, pour sa belle lumière.
...On y entends encore le son des poulets pour réveil. Avant
tout cela, on prépare le voyage des quelques mois à venir.
L’appartement se vide petit à petit, on prends les rendez vous vaccins,
remplie les papiers administratifs, les choses bougent de boites en
boites, direction l’Asie et d'autres vaches sacrées... Histoire à suivre... Liens : Hotel Hollywood. Un exemple de kolonihuse, la maison de Henrik & Majer.
Sur la route pour Samadhi.

Un extrait du livre "Inner Voyage of a Stranger". Pathways to a New Perception. 2002. Ecrit par Kenjiro Yoshigasaki, Maitre de ki-aikido et successeur de Morihei Ueshiba. Publication: Werner Kristkeitz Verlag.
Part 3 : Perception "La plupart
des gens utilisent 2 mots pour décrire l’intérieur du corps. Pensée et
sentiment. Cela veut vraiment dire mots et pas de mots. Les pensées
sont des mots dans notre corps, qui peuvent être dits ou exprimés, et
le sentiment est quelque chose qui n’est pas un mot mais que l’on peut
reconnaitre et qui pourrait éventuellement être décrite utilisant des
mots. La psychologie a donnée au public l’idée qu’en exprimant les
sentiments nous pouvons maintenir une bonne sentée psychologique. Si
vous êtes interressé par aider les autres, cette idée peut être
convenable. Par contre, vous serez dépendants sur l’aide des autres
pour exprimer vos sentiments aux autres. De l’autre coté, si vous êtes intérressé de vivre votre propre vie, c’est mieux de ne pas exprimer vos sentiments. Vous
devez retourner à la compréhension de base que lorsque la perception de
votre corps est exprimée avec des mos, c’est ce que l’on appelle un
sentiments. En l’exprimant, la réalité est que vous le distordez parce
que vous l’associez avec de la mémoire. C’est
pourquoi le concept des sentiments est utilitaire à comprendre et
qu’éventuellement peut aider les autres mais ce n’est d’aucune utilité
et nocif si appliqué à vous même. De plus, lorsque vous percevez à
l’intérieur de votre corps, vous trouverez qu’il est trés riche comme
de la musique ou une peinture. Il est beaucoup plus riche que les
sentiments, qui ne sont que des mots. C’est vrai que la plupart des
gens ne comprennent pas la richesse de la musique ou de la peinture et
restent avec les mots pour les décrire. Vous devez apprendre a écouter
votre corps tout comme écouter de la musique ou regarder de l’art sans
interpreter avec des mots." Lien: Le livre Inner Voyage of a Stranger. Kenjiro_Yoshigasaki Samadhi. Image de Samadhi: gamatron.net. Vous êtes bienvenue à la garder pour méditation:)
Oasis

Un trek de quelques jours dans le désert avec ma soeur, guides et
chameaux. Dans les montagnes du Haut Atlas, la partie désert autour de
La Porte du Désert, Ouarzazate, la Ville Sans Bruit des Berbères.
Ce qui est maintenant une ville relativement touristique, plutot accés
sur le tourisme d’aventure, avec des tours en 4x4 dans le désert,
visiter les fameuses kasbahs et les vallées environnantes, ce mini
Hollywood marocain des déserts, était à l’origine un centre de
rencontre important entre Est et Ouest. C’était une ville d’échange
pour les caravanes en direction pour l’Asie, c’est la route mythique
pour Kathmandu. Pour la
journée, notre guide nous dis : « direction un
Oasis ». A ce mot Oasis, ma soeur et moi imaginions déjà un Oasis
sortis des Milles et une Nuits. Des images d’arbres fruitiers
recouverts de fruits sucrés, des perroquets de toutes les couleurs ,
des femmes recouvertes de voiles chatoyants lavant du linge dans une
eau légérement blueté de l’oasis, nous remplissait la tête, bref une
image télévisée de la caverne d’Ali Baba et ses trésors.
Aprés quelques heures de marche, au rhytme des longues jambes du dromadaire
et de ses pas feutrés par le velour de ses pieds, dans ce désert, plat,
silencieux, inchangeable, nous nous arrétons finalement devant un
arbustre, juste assez haut pour nous donner de l’ombre. Il est environs
11 :00, le soleil arrive à sa position central de midi, droit au
dessus de nous. Notre guide commence à décharger quelques sacs du dos
d’un des dromadaire, il prépare un thé. Ma soeur et moi savons que
c’est l’heure de manger, le ventre se chargeant de nous le grogner,
creusé par ces quelques heures de marche.
"Et l’oasis!!?" on se demande, "Il est où l’oasis de nos rèves
alors ?". Il nous a fallut quelques minutes pour comprendre que
cet arbustre solitaire, perdu au milieu d’un désert de sable et de
cailloux, serait notre oasis pour l’aprés midi. Notre guide,
toujours aussi silencieux, une fois le repas préparé, s’en alla avec
son repas sous le bras à quelques dizaines de mètres de notre arbustre,
pour un autre arbustre solitaire, encore plus petit que le notre. Il ne
reviendra que quelques heures plus tard, quand il sera temps de
repartir pour l’emplacement de la nuit. Ma soeur et moi mangeons le repas du midi, se demandant ce qu’on faisait là. "On
s’est fait rouler !! Y’a même pas d’oasis ! C’est quoi cette
daube !!". Aprés le repas, le soleil tournant, il fallait le
suivre, utilisant l’ombre existente de l’arbustre pour ne pas se cramer
sous sa chaleure, alors au maximum de la journée. Nous avons donc passé
l’aprés midi à tourner autour de cet arbustre, bougeant de quelques pas
toutes les demies heures, regardant l’oasis de nos rèves disparaitre
dans la chaleur vibrante de l’horizon d’un aprés midi dans le désert.
Des années plus tard, de nombreux voyages
ont étaient vécus, mais ce qui rend ce petit arbre si spéciale, est
que, pour cet aprés midi là, c’était notre arbrustre. Pour cela, il
restera le plus beau des arbrustres, seul, perdu au milieu du calme
absolu désertique, et pourtant, offrant tout ce qu’il a a donner :
son ombre, sous laquelle le sable ne brule pas. Un grain de sable où
passer un aprés midi, suivant le soleil qui passe, un verre du
traditionel thé à la menthe à la main, avec de la bonne compagnie,
bref, un oasis.
Liens : Site officiel de Ouarzazate. Une vidéo du marché de Ouarzazate de joelandren.
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