Dernière
semaine dans l’apartement. Chaque jour est le dernier, chaque petit
détail ici ne se reproduira plus, plus ici au moins. J’ai bien aimée
cette année ici, « une bonne année » comme on dirait pour une bonne
bouteille de vin.
Aprés cette semaine, tout est re-nouveau, à
nouveau. On oublie trop souvent et trop facilement que tout est
toujours nouveau chaque jour de chaque instant.
Une des choses que
le voyage fait est cela : il aide à se souvenir en faisant oublier le
superflu. Comme une nouvelle paire de lunettes, l’angle change, tout
change. Tout répères perdus, toute habitude cassée. Il faut se recréer.
La beauté de l’éphémére revient. Rien ne dure, tout part, se tranforme en autre chose.
Accepter cette éphémérité semble être une des clefs d’un certain bonheur.
Le voyage nous fait faire face à notre éphémérité. L’éphémerité de
notre culture, de nos idées, de notre « nous », de notre « je », tout
nos jeux remis en question.
Et c’est bien pour cela qu’on le fait.
On se re-céer.
Je finis les derniers boulots ordinateurs et la bouffe dans les
placards. Quelques fètes avec les amis. Cet aprés midi, c’est coffee
& cake chez Bjoern, le prof de sanskrit, et sa nouvelle copine. J’ai fait un gateaux à la carrotte, peut être un peu de bourbon avec ce café.
Je commence finalement à ressentir un peu de plaisir quand je pense à
ce voyage de 4 mois, 4 mois avec moi. Au réveil, des images de plage et
de montagnes, avec les chansons d’oiseaux multicouleurs mélangés aux
cris de singes, commencent à entrer mon psyche, accompagnant les
oiseaux locaux annoncant le printemps.
J’ai commencée à faire
mon petit sac de couleures. Un nouveaux pacquet de peintures à l’eau,
des feutres et une copie d’un carnet des légendaires Moleskine... des pages blanches à remplir...
A aller visiter, des nouvelles photos:
De Etreta, Honfleur en Normandie.
Un jardin artificiel avec des fleurs 3D, et une gallerie des peintures de cette année. Il y a aussi des cartes postales, si vous voulez en imprimer.