Avec
mes parents, on aime bien se faire des petits week ends, des aprés
midi, une bonne bouffe. Un jour, on est allez pour un aprés midi à
Trouville - Deauville, Normandie, pour une bonne moules frites et une
marche sur les planches en passant par le casino pour y perdre quelques
euros dans une tasse en plastique.
Aprés une marche le long des poissoniers du port de Trouville, avec
leurs superbes étalages d'écrevisses, d'oursins et autres délices de la
mer, nous allons nous assoir dans une brasserie le long du quai. Le
Cenral je crois qu'elle s'appelle.
J'adore les brasseries
francaises. Avec leur ambiances aussi variées qu'il y à de brasseries,
les cafés dans leur petites tasses à expresso qui passent aprés les
croques monsieurs et madames, sandwitches au jambon et autres
classiques. Un endroit parfait pour observer la diversité de la vie.
La
brasserie où nous étions pour cette moules frites, était remplis de
gens tels qu'on peut les observer dans une ville telle Trouville.
Plutot huppés, même friqués, avec tout ce que l'aisance financière peut
prendre comme décor. Je n'ai rien contre l'argent, c'est la manière
dont il est dépensé qui parfois me fait un effet bizarre.
En
regardant une vieille, je la montre à ma mère en riant : "tu vois,
celle la, elle a au moins 300 ans, et celle la à cotè elle n'en a que
200. C'est une tite jeune". Ma mère et moi, rions, en reprenant des
moules. Et oui, ce n'est peut être pas polis, mais enfin, on le fait
tous. Comme un des benefices de vivre en socièté, il y à toujours
quelqu'un de qui rire. Et on s'en fout bien, parce que derrière il y a
quelqu'un qui se fout de nous. On est tous comme des pièces d'art, à
observer, à decortiquer, à admirer, à trouver con. Et je trouve moches
toutes ses petites vieilles aux rides tirées, toutes doites sortie du
film Brazil, habillées à la dernière mode caniche. Moche parce que je
les sens tristes et mortes déjà, moches pour ne pas vouloir accepter le
corps qui change, les os qui se font lourds, et la mort qui rode. Moche
parce que des fantomes de cires parlantes. Je préfére ma Marraine par
exemple. Je la trouve belle. 94 ans, belle, forte et généreuse,
honnète. Elle sais qu'elle est vieille, elle en rigole avec la classe
de Claude Sarautte. Juste belle, comme des femmes qui accepte la vie
telle qu'elle est, même avec une mort au bout.
Aprés ces excellentes moules frites, direction Deauville, nous faisons la marche sur les planches. Des
planches remplies de noms dont personnes ne se souvient, des grands
noms, qui quelque part voulaient dire quelque chose, il y a bien
longtemps, au temps des stars et starlettes de Hollywood.
Je n'aime pas trop Deauville, ayant l'impression d'être dans une
ville
de schtroumfs. Une ville où il n'y à que des blancs, trés riches, ou au
moins faisant semblant. Cela m'ennuie profondément, tous ses schtroumfs
à la dernière mode. Il y a bien quelques jolis batiments, style
normand, avec ses superbes travail de poutres, ses ancients
colombinages. Mais, à part quelques jolies maisons et des rues trés
propres, ca sent le plastique, qui me
rapelle une pauvreté intérieure.
Moi. Je préfére la diversité.
Malgré tout, ce qui est important pour moi, est que je suis avec mes
parents, alors, cela me suffit à prendre du bon temps, juste d'être avec
eux, pour un moment, tranquille et en famille. Rigolant de tout, parfois en silence, mais toujours ensemble.
Une heure au casino pour y laisser quelques sous, regarder, puis les planches.
Nous
choisissons un des seuls café ouvert, pour s'assoir avec un bon
calvados, et oui, la Normandie c'est la pomme et les vaches.. Il fait
frais, c'est la fin de l'hiver, l'endroit est déserté, pas de
starlettes à l'horizon.
A la table d'á coté, il y à ce que l'on
appelle des bobos. La trentaine passée, trés hip et cool. Ils parlent
fort, comme pour que tout le monde les entendent, alors je préte une
oreille. Ils parlent de leur piscine à refaire, de leur terrain
nouvellement acquis. Le plus bruyant des 3, travaille dans
l'informatique. Il raconte les problémes crés par les Bulgares, et les
marchés cassés par les programmeurs Indiens, tous demandant un tier au
moins de ce qu'un Européen ou un Americain demanderez. Je sais déjà
tout ca, c'est des vieilles nouvelles, moi aussi je travaille dans
l'informatique, c'est comme ca, les marchés bougent. Il parle de la
révolution apportée par la technologie, comment tout bouge, comment
tout a changait. Il parle haut et fort. Tout change ils disent comme
pour se convaincre eux mêmes.
Pourtant, juste à coté de nos tables, il y a quelque chose qui
jamais ne changera. Un couple avec leur petit garcon. Le père jouant à
la balle avec son fils, et le fils qui rie, content de jouer avec son
père. Et cela, ca ne changera pas. Tant qu'íl y aura des familles, des
papas et des mamans, avec des enfants, qui seulement veulent s'amuser,
rirent et renvoyer un ballon, rire et faire sauter cette balle toute
ronde.
Et si un jour l'enfant ne sera plus là pour jouer à la balle avec
ses parents, alors, ce jour sera bien triste, et je ne pense pas qu'il
y aura un humain pour ressentir cette tristesse.....
Liens:
Claude sarraute psycho blog.
L'art traditionel du colombage.
Brazil le film.