Oasis

Un trek de quelques jours dans le désert avec ma soeur, guides et
chameaux. Dans les montagnes du Haut Atlas, la partie désert autour de
La Porte du Désert, Ouarzazate, la Ville Sans Bruit des Berbères.
Ce qui est maintenant une ville relativement touristique, plutot accés
sur le tourisme d’aventure, avec des tours en 4x4 dans le désert,
visiter les fameuses kasbahs et les vallées environnantes, ce mini
Hollywood marocain des déserts, était à l’origine un centre de
rencontre important entre Est et Ouest. C’était une ville d’échange
pour les caravanes en direction pour l’Asie, c’est la route mythique
pour Kathmandu. Pour la
journée, notre guide nous dis : « direction un
Oasis ». A ce mot Oasis, ma soeur et moi imaginions déjà un Oasis
sortis des Milles et une Nuits. Des images d’arbres fruitiers
recouverts de fruits sucrés, des perroquets de toutes les couleurs ,
des femmes recouvertes de voiles chatoyants lavant du linge dans une
eau légérement blueté de l’oasis, nous remplissait la tête, bref une
image télévisée de la caverne d’Ali Baba et ses trésors.
Aprés quelques heures de marche, au rhytme des longues jambes du dromadaire
et de ses pas feutrés par le velour de ses pieds, dans ce désert, plat,
silencieux, inchangeable, nous nous arrétons finalement devant un
arbustre, juste assez haut pour nous donner de l’ombre. Il est environs
11 :00, le soleil arrive à sa position central de midi, droit au
dessus de nous. Notre guide commence à décharger quelques sacs du dos
d’un des dromadaire, il prépare un thé. Ma soeur et moi savons que
c’est l’heure de manger, le ventre se chargeant de nous le grogner,
creusé par ces quelques heures de marche.
"Et l’oasis!!?" on se demande, "Il est où l’oasis de nos rèves
alors ?". Il nous a fallut quelques minutes pour comprendre que
cet arbustre solitaire, perdu au milieu d’un désert de sable et de
cailloux, serait notre oasis pour l’aprés midi. Notre guide,
toujours aussi silencieux, une fois le repas préparé, s’en alla avec
son repas sous le bras à quelques dizaines de mètres de notre arbustre,
pour un autre arbustre solitaire, encore plus petit que le notre. Il ne
reviendra que quelques heures plus tard, quand il sera temps de
repartir pour l’emplacement de la nuit. Ma soeur et moi mangeons le repas du midi, se demandant ce qu’on faisait là. "On
s’est fait rouler !! Y’a même pas d’oasis ! C’est quoi cette
daube !!". Aprés le repas, le soleil tournant, il fallait le
suivre, utilisant l’ombre existente de l’arbustre pour ne pas se cramer
sous sa chaleure, alors au maximum de la journée. Nous avons donc passé
l’aprés midi à tourner autour de cet arbustre, bougeant de quelques pas
toutes les demies heures, regardant l’oasis de nos rèves disparaitre
dans la chaleur vibrante de l’horizon d’un aprés midi dans le désert.
Des années plus tard, de nombreux voyages
ont étaient vécus, mais ce qui rend ce petit arbre si spéciale, est
que, pour cet aprés midi là, c’était notre arbrustre. Pour cela, il
restera le plus beau des arbrustres, seul, perdu au milieu du calme
absolu désertique, et pourtant, offrant tout ce qu’il a a donner :
son ombre, sous laquelle le sable ne brule pas. Un grain de sable où
passer un aprés midi, suivant le soleil qui passe, un verre du
traditionel thé à la menthe à la main, avec de la bonne compagnie,
bref, un oasis.
Liens : Site officiel de Ouarzazate. Une vidéo du marché de Ouarzazate de joelandren.
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ah ouais ...
08:14, 6/01/2007
.. Publié par Monette*
...hé bé ! ce que tu fais avec ta soeur, c'est mieux que de regarder Mary Poppins !
Je te souhaite une trés bonne année Manue, pleine de rêves à réaliser !
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