Manue reva.

Sur la route pour Samadhi.

04:06, 7/01/2007 .. Publié dans Esprit .. 0 commentaires .. Lien


Un extrait  du livre "Inner Voyage of a Stranger". Pathways to a New Perception. 2002.
Ecrit par Kenjiro Yoshigasaki, Maitre de ki-aikido et successeur de Morihei Ueshiba.
Publication: Werner Kristkeitz Verlag.

Part 3 : Perception

"La plupart des gens utilisent 2 mots pour décrire l’intérieur du corps. Pensée et sentiment. Cela veut vraiment dire mots et pas de mots. Les pensées sont des mots dans notre corps, qui peuvent être dits ou exprimés, et le sentiment est quelque chose qui n’est pas un mot mais que l’on peut reconnaitre et qui pourrait éventuellement être décrite utilisant des mots. La psychologie a donnée au public l’idée qu’en exprimant les sentiments nous pouvons maintenir une bonne sentée psychologique. Si vous êtes interressé par aider les autres, cette idée peut être convenable. Par contre, vous serez dépendants sur l’aide des autres pour exprimer vos sentiments aux autres.

De l’autre coté, si vous êtes intérressé de vivre votre propre vie, c’est mieux de ne pas exprimer vos sentiments.

Vous devez retourner à la compréhension de base que lorsque la perception de votre corps est exprimée avec des mos, c’est ce que l’on appelle un sentiments. En l’exprimant, la réalité est que vous le distordez parce que vous l’associez avec de la mémoire.

C’est pourquoi le concept des sentiments est utilitaire à comprendre et qu’éventuellement peut aider les autres mais ce n’est d’aucune utilité et nocif si appliqué à vous même. De plus, lorsque vous percevez à l’intérieur de votre corps, vous trouverez qu’il est trés riche comme de la musique ou une peinture. Il est beaucoup plus riche que les sentiments, qui ne sont que des mots. C’est vrai que la plupart des gens ne comprennent pas la richesse de la musique ou de la peinture et restent avec les mots pour les décrire. Vous devez apprendre a écouter votre corps tout comme écouter de la musique ou regarder de l’art sans interpreter avec des mots."

Lien:
Le livre Inner Voyage of a Stranger.
Kenjiro_Yoshigasaki
Samadhi.

Image de Samadhi: gamatron.net. Vous êtes bienvenue à la garder pour méditation:)




Paroles de Nicotiana.

02:16, 27/09/2006 .. Publié dans Esprit .. 1 commentaires .. Lien


Quelques pensées d''ex fumeuse sur le tabac, la plante, nos habitudes et nos traditions. Un peu d'histoires modernes mélangées à la magie ancestrale des indigènes.

Fumeuse depuis l'adolescence, maintenant la trentaine, je suis avec un partenaire qui ne fume pas depuis 2 ans. Je fumais des tabac que je roulais moi même, sans filtre, merci. Même en temps que fumeuse, j'ai toujours était consciente de la puenteur de la cigarette, des dizaines d’additions chimiques ajoutées à la plante originale Nicotiana, des bouts de doigts et dents jaunis oh tellement sexy, et bien sure des méfaits à la santé que cause la cigarette. Pourtant, je fumais encore. Une de mes petites escuses était de rouler des cigarettes au lieu d’acheter les paquets, pacquets que je n’ai jamais fumée d’ailleurs, sauf en temps qu’ados rebelle. Mais je suis vite passée à rouler, car non seulement je n’aime pas les filtres, mais j’aime le rituel de rouler une cigarette. Je n’ai jamais vraiment étais une grosse fumeuse, juste une fumeuse moyenne. De rouler mes cigarettes me faisait fumer moins, puis d ‘emmenager avec mon companion qui ne fume pas, m’a fais fumer encore moins.


On le sais tous. La cigarette, ca pue, c’est dégoutant, c’est mauvais pour la santé et il y en a même qui dise que ca polue. On sais tous cela, et si on ne le sais pas encore, on devrais peut être ouvrir une fenètre et commencer à sortir un peu de son petit chez soi. Alors que faire quand on a envie d’arreter? Quoi si on habite avec un non fumeur qui nous projette notre mauvaise habitude comme notre réflection dans un miroir enfumé?
Et qui c’est dans le miroir jaunie au fait ?

J'ai souvent essayer "d'arreter" la cigarette. Mais je reprenais toujours, comme si un bout de moi "la fumeuse" ne voulait pas laisser tomber l’affaire. La "fumeuse" était devenue une partie de moi. Je ne sais pas quoi faire en attendant ceci ou cela, j'en allume une. Je suis timide, genée dans un endroit publique, j'en allume une, je m’ennuie, j’en allume une. L'acte d'allumer une cigarette n'est pas seulement lié à la dépendance à la nicotine et aux merdes ajoutées dans nos tabac, l’acte de fumer est aussi lié à la personalité de l'individu. Ne plus fumer est dur chimiquement, mais aussi mentalement, car comme pour toute dependance, il faut se re-créer une nouvelle personalité une fois libéré de l’ancienne dépendance.
Et se re-crer, cela c’est beaucoup plus difficile que les quelques désirs, même si parfois trés intense, désirs crés par le laboratoire chimique que nous sommes toutes et tous.

Tabacco_1Finalement, aprés maintes reprise d’ « essayer d’arreter de fumer, mais sans vraiment le vouloir», je ne fume plus depuis 6 mois. Enfin, je dis "ne fume plus", mais pour être honnète je fume encore une cigarette ici et là quand je sort. Peut être 3/4 dans une soirée maximum. Mais je n'ai plus de paquet à la maison. Et pour l’instant cela me va trés bien.

Je n’ai utilisé aucun patch, aucune médecine, rien. J’ai juste arrété. Ce n’était pas trop dur, parce que j’avais nettement déjà baissée mon usage de nicotine depuis que je vivais avec mon compagnion qui ne fume pas. J’ai passé les quelques jours de vraiment vouloir une cigarette, en juste regardant cette envie, ce désir si fort qui me trottait dans la tête. En fait l’idée d’une cigarette, l’habitude de l’idée, était beaucoup plus forte que le désir physique d’en fumer une. Comme toute idée familière, elle est réconfortante, elle rassure, comme toute répetition; mais elle peut aussi devenir ennuyeuse, comme toute répetition. On s’y attache, c’est facile. On veux la quitter, mais on ne pense qu’à elle, on ne veut qu’elle. On devient cette répetition.

Je regardais ce désir comme tout autre pensée, et comme toute autre pensée, cela passait eventuellement, puis revenait, alors je regardais les vagues passaient, l’une aprés l’autre. Puis les vagues se sont lentement dissoutes dans l’océan de pensées.

Durant les premiers mois, une chose qui m’a beaucoup aidée, est d’être restée honnète avec moi même. Quand je sorts avec des amis ou bien si je vais à une fète, je savais qu’avec quelques verres d’alcohol aidant, une cigarette serais voulue. Alors, vue que je ne suis pas trop masochiste de ce coté là, je me suis dis qu’autant qu’à faire écouter mes envies quand même un tout petit peu. Alors, les premiers mois, je me suis achetée un paquet ici et là. Parfois le pacquet durait plus que la fête, et je me retrouvais à regarder mon miroir enfumé à nouveau. Me demandant encore : c’est quoi entre cette cigarette et moi ? Comme une histoire d’amour qui s’espacait naturellement, rapidement, il n’y a plus eu de pacquet aprés les quelques pacquets de fètes.

Sabina_1Les pacquets occasionels passés, j’en suis à la cigarette gaterie aprés un repas si quelqu'un a une cigarette à offrir, ou à une soirée. Je ne me dis plus « j’arrète », mais plutôt « pour le moment je ne fume pas » ; cela marche pour moi. Chaque fois que j’ai « arretée », j’étais décue en reprenant, alors au moins, si je ne fume pas pour le moment, le moment suivant reste une surprise.
Je croyais que des mois plus tard l’envie de fumer serais complètement partie, mais non, l’envie est parfois encore présente, elle revient, je ne sais jamais quand ni pourquoi. Je dois l’accepter comme une partie de ma personalité, une partie de mois est une fumeuse. Une partie de moi se souviens du rituel de la fumée, sa magie d’avant la commercialisation et les additions à la plante sacrée qu’est Nicotiana. Parfois je vois Maria Sabina à travers la fumée, comme des ombres chinoises dansant dans ce miroir historique de nos habitudes, un miroir ancestral de communion avec les esprits et plantes.
La facon dont les sociétés indigènes utilisaient, et utilisent encore le tabac, n ‘a jamais était aussi nocif que l’utilisation moderne du petit peu de la plante que nous appelons « cigarettes ».

Car, ce n’est pas le tabac qui tue, c’est les additions dans le tabac, qui le rende aussi dangereux pour la santé. Aussi la facon dont nous utilisons le tabac est presque à l’opposé de des utilisations ancestrales. Le tabac n’est pas respecté en temps que plante, on n’y pense même pas, on sort une cigarette du pacquet comme on pisserais sur un arbre. Le geste n’a pour la plupart des fumeurs modernes plus aucune valeure spirituelle, sauf de nourir ce manque de nicotine pendant quelques minutes, de remplir un vide existentiel, et même un désir phallique si on écoute certains prètres modernes de l’esprit, psychiatres et autres psys.
C’est là, la différence entre l’abus de tabac et l’utilisation de tabac. L’abus c’est de ne pas penser à son geste, c’est de sortir une clope aprés l’une, c’est de se détruire par boufée de clope chimiques. L’utilisation du tabac, c’est le respect de la plante, et le respect de soi, c’est une communication avec le monde de Nicotiana. C’est la différence entre la conscience et l’inconscient, c’est une différence d’intentions.

 Pour le moment, je ne vis pas dans une société indigène, et je ne fais pas pousser de Nicotiana. Pour le moment je ne fume pas. Je ne sais pas si je refumerais régulièrement un jour, mais pour l’instant je m’en fiche. Pour le moment je ne fume pas, et cela me vas trés bien comme cela.

Liens:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabac
http://www.france-tabac.com/histoire.htm
http://www.erowid.org/culture/characters/sabina_maria/sabina_maria.shtml
Peinture Smoke de A Pearson




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