Manue reva.

Boulets et ancres

02:58, 15/03/2007 .. Publié dans Pensées du jour .. 0 commentaires .. Lien


Dans une partie de ping pong à 3 de notes concernant le voyage, Kerleane utilise le mots « boulets » et « ancre » .
Cela me fait penser à un concept actuel du dialogue entre les cultures, et la question de combien peut on abandonner et combien doit on garder de nos propres cultures quand on rencontre d’autres cultures ?
A quel point a t’on le droit de juger les autres cultures ? Avec quels critères ?
Si je tentais d’appliquer les termes de Kerleane sur ces concepts : ancrage et boulets, que seraient t’ils ?
L’ancrage serait ce qui maintiens le bateau, le « soi ». Ce serait une fondation, une compréhension et acceptance de soi et de sa culure, sans pour autant confondre nos ancres pour les autres.
Le boulet serait un attachement si fort à notre culture, qu’il nous empecherait d’apprendre d’une autre culture, puique nous en serions comme séparé d’un mur tissé de préjugés. Le boulet nous est forcé dessus par une mentalité d’esclave/maitre, alors que l’ancre est notre alliée, un outil consciement choisis pour son emploi. Les boulets sont pour les animaux, et les brutes, non pour les gens libres.

Pour voyager les yeux ouverts, il faut pouvoir en même temps garder de nos cultures ce que nous apprecions, pour ne pas se perdre dans des scénarios clichés de culpabilités ou de supériorité, sans pour autant penser que notre culture est forcément la meilleure.
On peux se perdre des 2 cotés, s’oubliant soi dans l’autre, ou étant trop attaché au soi. Les 2 sont des angles différents du même boulet.

Pour clarifier quelques une de mes questions sur mes propres boulets et ancres, voici mon : « pourquoi, où et alors ? heureuse ? »



Nomade sédentaire

08:48, 14/03/2007 .. Publié dans Pensées du jour .. 0 commentaires .. Lien


Restez ou partir, partir mais pour aller où ? Sédentaire ou nomade?

Julie pose ces questions sur le voyage ici.
Pourquoi est ce que certains voyage et pourquoi pas d’autres ?
Ce sont des goûts personels, et souvent, on ne peux pas expliquer les goûts personels. On pourrait donner des milles et une raisons, mais jamais on pourrait vraiment savoir le pourquoi. On peux juste être le pourquoi, devenant le parce que. C’est comme ca ; c’est tout.

Je suis une sédentaire nomade peut être. J’aime le changement autant que la stabilité. Quoique pour la plupart de ma vie, j’ai vécue plus de changement que de stabilité. Ou plutot ma stabilité est mon changement.
Parfois, j’envie ceux qui restent sur place. Je me dis que cela aurait était sympa de pouvoir dire : « c’est un ou une amie d’enfance ». Ceux qui restent dans la même ville de naissance, content d’être là, d’être quelque part qu’ils connaissent et où tout le monde les connais. Mais je sais que si vraiment c’est cela que je voulais de la vie, ou sinon, tout simplement, je serais cela. Comme de me demandais : " mais pourquoi à 34 ans je n’ai pas encore de môme est suis toujours aussi vagabonde qu’à ma 20 ène ?" "Pourquoi est ce que je suis pas normale ?"

Tout en sachant que je suis juste banalement normale, je suis « moi », un moi un peu perdue parfois, mais un moi toujours poète. Il n’y a pas vraiment d’explications au pourquoi, c’est comme ca c’est tout.

C’est à chacun de trouver son vagabondage, son sédentarisme. Chacun avec ses plus et ses moins, c’est trucs qu’on aime ou qu’on aime pas. Il n’y a pas de chemin qui est mieux que l’autre, plus excitant que l’autre, car chaque chemin influence l’ autre. Aucun chemin n’est séparé des autres.
Ce qui fait le vagabondage ce qu’il est, est de laisser du temps pour s’assoir sous un arbre, et méditer sur sa beauté, sa grandeur, donnant l’envie de peindre et de dessiner ses racines. D’avoir le temps de revenir à ses racines.
Ce qui fait la beauté du sédentaire, c’est d’avoir le temps de construire des belles choses, de prendre soin d’un jardin, de le sculpter, de le bichonner. De faire des musée et toute la culture qui vient avec.

Hier soirée avec Bjoern, avec quelques excellents white russians, on saute d’idées à olives comme des moutons qui ne s’endorment pas. Les livres remplient d’images les unes plus belles que les autres passent de mains en main. On rève d’infinités infiniment réelles...

Pour accompagner ces mots, une chanson de la superbe Jeanne Balibar, avec la chanson Le Tour du Monde de l’album Paramour.
Téléchargez la chanson ici .

Pour la route, un dicton typique d’humour Zen dont je suis trés friande:
"Découvrir le zen est un phénomène d’or et de bouse. Avant que vous ne le compreniez, c’est de l’or ; aprés que vous le comprenez, c’est comme de la bouse."
Maitre Zen.



Ephémère

03:46, 14/03/2007 .. Publié dans Pensées du jour .. 0 commentaires .. Lien

Etreta2Dernière semaine dans l’apartement. Chaque jour est le dernier, chaque petit détail ici ne se reproduira plus, plus ici au moins. J’ai bien aimée cette année ici, « une bonne année » comme on dirait pour une bonne bouteille de vin.

Aprés cette semaine, tout est re-nouveau, à nouveau. On oublie trop souvent et trop facilement que tout est toujours nouveau chaque jour de chaque instant.
Une des choses que le voyage fait est cela : il aide à se souvenir en faisant oublier le superflu. Comme une nouvelle paire de lunettes, l’angle change, tout change. Tout répères perdus, toute habitude cassée. Il faut se recréer.
La beauté de l’éphémére revient. Rien ne dure, tout part, se tranforme en autre chose.
Accepter cette éphémérité semble être une des clefs d’un certain bonheur.
Le voyage nous fait faire face à notre éphémérité. L’éphémerité de notre culture, de nos idées, de notre « nous », de notre « je », tout nos jeux remis en question.
Et c’est bien pour cela qu’on le fait.
On se re-céer.

Je finis les derniers boulots ordinateurs et la bouffe dans les placards. Quelques fètes avec les amis. Cet aprés midi, c’est coffee & cake chez Bjoern, le prof de sanskrit, et sa nouvelle copine. J’ai fait un gateaux à la carrotte, peut être un peu de bourbon avec ce café.
Je commence finalement à ressentir un peu de plaisir quand je pense à ce voyage de 4 mois, 4 mois avec moi. Au réveil, des images de plage et de montagnes, avec les chansons d’oiseaux multicouleurs mélangés aux cris de singes, commencent à entrer mon psyche, accompagnant les oiseaux locaux annoncant  le printemps.
J’ai commencée à faire mon petit sac de couleures. Un nouveaux pacquet de peintures à l’eau, des feutres et une copie d’un carnet des légendaires Moleskine... des pages blanches à remplir...

A aller visiter, des nouvelles photos:
De Etreta, Honfleur en Normandie.
Un jardin artificiel avec des fleurs 3D, et une gallerie des peintures de cette année. Il y a aussi des cartes postales, si vous voulez en imprimer.




Boîtes.

03:45, 14/03/2007 .. Publié dans Pensées du jour .. 0 commentaires .. Lien

OrchideeTout se vide. Boîtes par boîtes. Encore une fois.


Défois je me dis que j’aimerais bien me poser un peu, que des boîtes une fois par ans me fatigue un peu. Défois je me dis que j’aime l’aventure et les routes multiples qu’elle peut prendre. Défois je me dis que je suis quelqu’un d’irresponsable, et j’aime bien ça comme ça.

Boites par boîtes. Tout se vide. Encore une fois.

D’ici les 2 semaines à venir, on aura tout changé de boîtes, tout mis dans d’autres boîtes, tout nettoyé, tout astiqué. Les clefs seront rendues. Direction Hotel Hollywood pour quelques jours, puis direction Kobenhavn, pour la suite du voyage.

Encore une boîtes. Tout se vide. Une fois par boîtes.

Défois, je suis heureuse, j’accepte. Je remercie même la vie pour m’offrir ces plaisirs divers.
D’autres fois je pleure sans rien dire, ca fait mal c’est tout. Je ne sais plus si c’est les vaccins injectés dans mon bras, une surcharge d’émotions, ou mes règles. En fait, je sais que c’est tout à la fois.
Le plus dur pour moi, c’est la peur de perdre, la peur d’avoir mal que la perte cause. C’est pas la peur de tout recommencer qui me fait le plus mal, c’est celle de perdre quelque chose que j’aime. De recommencer, on a pas de choix, ça se fait c’est tout. Mais de perdre, c’est comme un bout du passé imprimé à jamais dans les pores de la peau, qui continue de suer, sans qu’on le veuille. On ne peut rien perdre, on ne peut que changer avec. Si seulement on pouvais vraiment perdre les choses, on ne serais pas de ce monde à tenter de retrouver ce que l’on a perdue.

Toutes les boîtes. Encore une fois. Les boîtes se vide.
Les moments se mélangent. De boîtes en boîtes.
J’aime ces boîtes. Je veux revenir pour ces boîtes ci.

Tu me dis que tu m’aime, et je le sais. Mais il y a cette putain d’insécurité, mon manque de confiance habituel en tout qui me fait re-douter de tout. C’est si facile de tout jeter dans nos pores.

Et puis, j’ai toujours étais nulle en espoir, « l’éspoir aussi peut être dangereux » j’ai lus quelque part un jour. La foi, j’en aie encore moins.
Mais maintenant je sais que sans foi ni éspoir, la vie c’est un peu comme un jardin sans fleurs. Je n’ai plus d’autres choix. Même consciente que les fleurs fabriquées sont artificielles, je préfère encore mon jardin avec des fleurs artificielles.

Alors, cette fois, même avec un peu de foi, je vais planter quelques fleurs dans mes boîtes...

Pour pouvoir y revenir pour en prendre soin, et les arroser avec de la vraie eau... parce que je t’aime.

Liens:
Photo d'Orchidée de Matthias Hennemann.




Prevoir un voyage en Inde et Japon

02:48, 22/09/2006 .. Publié dans Pensées du jour .. 2 commentaires .. Lien
Pour March 07,  j'envisage un voyage en Inde pour 3 à 4 mois. De l'Inde j'aimerais passer par le Japon pour y passer un mois avec mon companion, qui seras au Japon pour ses études. Puis, du Japon, retour en Europe.
Alors, quelle est la meilleure route? Prévoir en pensant à la tombée des pluies, à la chaleur du soleil, et des festivals divers.

Je n'ai pas encore voyagé de ce coté de notre belle planète, donc, je n'ai encore aucune idée de où exactement aller en Inde. Alors comme tout le monde, pour une premiere impression je parle avec ceux et celles autour de moi qui y ont passé du temps et je recherche dans des magazines et des sites sur le web.

Mais en fait...
le voyage commence maintenant.
Dés que l'on pense à un voyage, il y a une partie de nous qui voyage déjà.


C'est quand même le pied de bien pouvoir prendre son temps avant de partir quelque part. Prendre le temps de rechercher des destinations possibles, c'est commencer un peu à voyager dans sa tête. C'est commencer à s'impregner d' images et de couleures d'autres part.
Bien sur, une fois sur le terrain, il faut savoir être flexible.
Il faut savoir accepter tout ce qu'est le voyage pour pouvoir sentir sa magie et l'imprévisible en fait partie...

Alors, si vous avez des idées d'itinairaires pour une débutante de l'Inde, laissez un commentaire.

A+
Manue.






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